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 Mais en allant à l'Opéra, naturellement !

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Elke von Herzfänger
Un jour je serais, le meilleur dandy, je moustach'rai sans répit
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Messages : 358

MessageSujet: Mais en allant à l'Opéra, naturellement !   Dim 10 Nov - 0:51



Le fiacre les déposa à l'angle du boulevard des italiens, la foule y étant moins dense. Jalender aida Babylone à descendre, et tous deux avancèrent, procession silencieuse au milieu des tumultes turbulents et des charivaris insensés.

Devant eux s'imposait l'Opéra. Il avait beau s'y rendre souvent, Elke éprouvait toujours un petit picotement de satisfaction, en même temps qu'une légère réserve : peut-être, en effet, la bâtisse était-elle un peu trop... gothique, au goût du jeune allemand. Mais qu'importe !

Ils montèrent les quelques marches qui séparaient la place de l'Opéra de son entrée principale et déjà c'était noir de monde. Impeccables, ils traversèrent la foule, mais Elke n'avait qu'une impatience : être à l'intérieur.

Voilà. Le monde, le même, se déployait sous ses yeux. Un gigantesque grouillement de complets noirs, de loups, de costumes et de plumes et de froufrous ; de masques, de teints rehaussés de couleur, et de points bruns au dessus des lèvres des dames. Il sourit, et adressa enfin la parole à Babylone :
« Eh bien, l'Opéra ne semble pas encore souffrir de une quelconque révolution : profitons-en ! »


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Babylone
Paradoxe de la cité moderne
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MessageSujet: Re: Mais en allant à l'Opéra, naturellement !   Sam 16 Nov - 5:48

Le fiacre vous dépose aux pieds des colonnes et des voûtes, l'élégant gothique flamboyant aux yeux des parisiens. Les couleurs et les odeurs dansent, virevoltent se mêlent joliment.
Le masque délicatement posé sur ton minois, les cheveux ondoyant au gré de tes mouvements tu fends la foule sans la frôler, une chemin se formant sur votre passage. Vous étiez un couple remarquable de charisme, de fierté et d'ego, un monde si dense que les insipides costumés s'écartent, obéissant à un instinct de soumission.
Ton compagnon sourit, puis son exotisme effleure tes oreilles. Tes lèvres frémissent, se courbent en réponse.
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Elke von Herzfänger
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MessageSujet: Re: Mais en allant à l'Opéra, naturellement !   Lun 2 Déc - 5:31

« Venez. » Il l'invita à se glisser, tels des anguilles, au cœur de la foule. Il observait les parures, détaillait les costumes et tentait, comme tout le monde, de deviner quelle marquise flirtait avec quel banquier.

A l'oreille de Babylone :
« Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ce n'est pas Madame de Pentois par hasard ? Ça serait cocasse, tenez ! Mais si délicieux. » Puis en se dirigeant vers les étages : « Venez, prenons les escaliers ! »

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Babylone
Paradoxe de la cité moderne
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MessageSujet: Re: Mais en allant à l'Opéra, naturellement !   Mar 7 Jan - 3:49

La ronde des devinette et de la curiosité souvent morbide est lancée. Tu te laisses entraîner dans sa danse délectable, un sourire de conspiratrice étirant tes jolies lèvres. Un lieu de décadence et de luxure, un lieu où tu te sens bien, où tu te sens entière et surtout vivante, ma belle Babylone.
Tu ris doucement, un léger rire, comme un effleurement de cristal. Certes voilà bien Madame de Pentois. Tu savoures cette arôme de ragots et de murmures, tous complotant et minaudant les une sur les autres.
Tu suis ton mystérieux compagnon, aussi délicieux que tout ce qui t'entoure. Tu le jauges alors qu'il monte les escaliers, appréciant la vue.
Une fois au balcon tes hanches se posent délicatement contre la balustrade, un éventail épuré et élégant apparaît de nulle part entre des longs doigts. Te voilà en position d'observation et de domination. Il t'en faut si peu, ma pauvre Babylone.
Ta main effleure ton exotique mystère, inadvertance. Un frisson te parcours, comme une légère onde de choc. Quel effet, ma fragile Babylone !
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MessageSujet: Re: Mais en allant à l'Opéra, naturellement !   

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