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 Les intellectuels parisiens vous saluent bien

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Guignol
Méfie-toi des gones que savent faire rien de rien, ils sont capables de tout.
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MessageSujet: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Ven 18 Oct - 3:24


Marielle Hubert, Chef des domestiques chez les Forestier.


Aujourd’hui est un « graaaand jour ». Madame reçoit… (soupir) Et bien sûr, à qui c’est d’organiser tout ça ? A bibi ! Non mais pour qui elle se prend celle là ? En plus de tout mon travail habituel, je dois poster les invitations, acheter à manger, à boire, m’occuper des cuisiniers et des serveurs que j’ai dû faire venir pour l’occasion. Sans oublier qu’il faut tout leur apprendre à ses jeunes gens. Comment qu’ils sont les jeunes d’aujourd’hui ? Ils ne connaissent plus rien à rien, hein ! Les bonnes manières, ça leur passe au dessus !

En plus, maintenant qu’le dîner est terminé et que les femmes sont au petit salon et les hommes au fumoir, les voilà qu’ils s’en vont les uns après les autres ! Me v’là seule à servir les invités d’Madame ! Et si y en a un qui veut du whisky, l’autre demandera du cognac ! J’vous raconte pas les allers-retours ! M’enfin, la soirée va bientôt se terminer. Enfin j’espère. Enfin j’vous avoue que là, ces messieurs sont partis sur un sujet qui a l’air un peu – comment qu’ils disent les bougres ? – épineux ! ‘Fin vous aller voir ça…




Dernière édition par Guignol le Mar 10 Déc - 3:12, édité 1 fois
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Dominique Lebrun
Être homme ? tu le peux. Va-t'en, guêtré de cuir
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Mar 29 Oct - 5:25

Mais comment en était-on arrivé là ? A discuter de ça, ici, avec ces personnes ?
Non.
Avant tout, comment en était-IL arrivé là ? A discuter de ça, chez madame Forestier..., avec un Prussien !
Et finalement, la seule question qui valait la peine d'être posée : comment ce personnage était-il arrivé à se faire inviter ?

« Enfin, parti de ce principe, évidemment : rien ne peut être jugé objectivement ! »


Là dessus, Dominique avait un soupçon d'idée : la nouveauté, l'excentricité de la chose (enfin du personnage) ? Le plaisir de bousculer les conventions en invitant un Prussien dans son salon ?...
Il y avait en fait de multiples raisons à cette présence ici, et Dominique ne les connaîtrait probablement jamais.

« Car, juger selon des critères universels, fort bien ! Mais comment définissez-vous ces critères objectivement ? »

Ce qu'il démêlerait peut-être un jour en revanche, c'était le sourire énigmatique de l'hôtesse à son arrivée. Avait-elle voulu dire : « Colonel, je vous en prie, ne tuez personne chez moi ce soir » ou au contraire : « j'ai pris soin de vous inviter tous deux aujourd'hui, je compte sur vous pour créer l’événement » ?

« On juge forcément la culture des autres, et forcément à l'aune de la sienne. La question est de savoir si on peut rester objectif en le faisant. Je pense, qu'objectivement, on peut dire par exemple que la culture allemande est nettement supérieure à celle des indigènes de Madagascar. »

Quoi qu'il en soit, il avait soigneusement évité l'invité d'outre-Rhin pendant le repas, qui s'était plutôt bien passé du coup. Mais au fumoir, il se retrouvait bien obligé de composer avec sa présence. Et le colonel avait décidé de se montrer agréable. Ou tout au moins, pas trop agressif. Même si le sujet se prêtait volontiers à exprimer la supériorité incontestable de la France. Supériorité si évidente qu'il en était inutile, voire impoli, de la souligner.

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Charles-Armand de Lonsay
Dandynosaure
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Jeu 31 Oct - 6:16

D'un regard, le vicomte de Lonsay avait embrassé l'assemblée. Lui qui se demandait parfois pourquoi il ne se rendait pas fréquemment au salon de madame Forestier, en dépit des amitiés qu'il avait pu nouer avec certains de ses membres et la salonnière elle-même, venait subitement de se rappeler la raison : c'est que la poudre y côtoyait un peu trop joyeusement l'allumette.

Restait à savoir qui tiendrait quel rôle. Jean de Fréneuse, à n'en pas douter, ferait des étincelles, à défaut d'être une lumière. Il le connaissait assez bien pour se douter qu'il l'entraînerait dans la tarentelle, à son grand dam. Le petit jeune homme allemand - quel était son nom, déjà ? Herz... quelque chose - était suffisamment nerveux pour exploser à un moment ou à un autre, mais assez intelligent pour damer le pion aux railleurs et leur renvoyer la pique. Quant au colonel Lebrun... outre son envie profonde d'enfoncer un sabre au curare dans les entrailles de la Prusse entière, il ne manquait pas de repartie. Si la poudre devait exploser, ce serait entre ces deux-là. Quant aux deux autres jeunes gens qu'il n'avait jamais rencontrés avant, eh bien... qui vivra verra.

Restait à savoir s'il vivrait, justement. Au sein de l'assemblée, il supposait qu'il aurait à tenir la fonction de diplomate, bon gré mal gré, et que ce rôle ne serait pas des plus aisés à tenir... Jusqu'à présent, les choses s'étaient un peu trop bien déroulées. Et justement : voilà le colonel qui mettait sur le tapis la culture allemande, jugée objectivement supérieure à la culture malgache... La pique était bien mal déguisée, si tant qu'elle le fût un peu...

Le feu était mis à la poudrière. Restait à noyer la poudre - et le poisson.

Enfin, s'il en était encore temps. Voyons voir la tournure des événements, et songeons-y posément.

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Elke von Herzfänger
Un jour je serais, le meilleur dandy, je moustach'rai sans répit
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Ven 15 Nov - 0:47

Oui, pourquoi était-il là, finalement ? Oh, bien sûr, il avait accepté l'invitation, mais il fallait comprendre : il n'avait pas eu le choix. Pas comme certains drôles au demeurant, qu'il était même surpris de voir ce soir en ces lieux. Cependant le vicomte se gardait bien de se prononcer : le sujet lui semblait frivole peut-être, ou était-ce l'âpre fumée des cigares qui lui piquait la gorge ?

Mais sur ce point, l'allemand le rejoignait tout à fait : lui aussi serait volontiers resté de marbre, mais ce maudit soldat français... allons, était-il pas amusant, à se pavaner ainsi alors qu'une génération n'était pas encore passée sur ce tragique évènement - ou mettons, cette redistribution plus équilibrée du territoire. Une question de point de vue, naturellement. De point de vue, subjectif...

« Monsieur, vous parlez bien. A ce propos, le auteurs français, à tous les époques, ont exprimé ce dont vous parlez. » S'adressant au colonel, il avait soutenu son regard, puis s'était ensuite tourné vers l'assemblée pour continuer sa réplique :
« Tenez, en effet, Monsieur de Maistre nous suggère que l'homme, universel, objectivement, est un illusion. Je dis, ce sont ses mots : "j'ai vu des Français, des Italiens, des Russes ; Montesquieu m'a appris que on pouvait être persan, mais l'homme : je ne l'ai jamais rencontré. »

Pause.

« Alors, cela est un affaire très compliquée, oui. Nous sommes bien sûr en accord au sujet de la culture de ce indigènes ; cependant, Montaigne nous indique que nous gagnons de rester souple, n'est-ce pas ? il nous conseille, de nous défier de ce genre de croyances... Alors, les tribus de Madagascar n'ont rien écrit d'un aussi grande qualité, c'est vrai, et c'est bien regrettable que Monsieur Pentois soit ici absent... je crois le finesse de son regard nous aurait apporté de observations de précision scientifique, qui nous aurait été en aide. »

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  1. Joseph de Maistre, dans les Considérations sur la France (1797) : "La Constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l'homme. Or, il n'y a point d'homme dans le monde. J'ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être persan ; mais quant à l'homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie ; s'il existe, c'est bien à mon insu."
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Jean de Fréneuse
J'ai bu le lait divin que versent les nuits blanches
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Mar 10 Déc - 3:03

Les débats étaient et n'étaient pas le fort de M. de Fréneuse. Trop bien élevé pour maintenir et discuter sérieusement d'une opinion, il aimait attiser les passions ou montrer son indifférence - au choix - par un paradoxe bien senti. Laissons les pensées sérieuses aux bourgeois inquiets et aux parvenus : il convenait que le monde ignorât ses pensées profondes. Il regarda donc, tout d'abord, ces Messieurs s'échauffer, sirotant lentement un verre d'excellent cognac. Et puis, voyant M. von Herzfänger dérouler ses arguments, avec aisance et subtilité, il n'y tint plus et se leva. Passant auprès de M. de Lonsay, il lui glissa, de sa voix traînante :

- Observez donc tout votre saoûl, mon ami, mais reconnaissez-le... vous devrez finir dans l'arène comme nous tous, ne vous en déplaise.

Et, s'adressant à Dominique :

- Notre hôte étranger maîtriserait-il mieux la culture et la pensée française que nous... ? Nous aurions alors bien du souci à nous faire...

Et l'on ne savait trop s'il y avait là une raillerie cachée envers le prussien ou un soutien moqueur au colonel, accordé du bout des lèvres.
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Mar 10 Déc - 4:51

C'était la première soirée de Charles chez les Forestier. Les invités étaient fort sympathiques, vraiment avenants et cultivés... trop peut être. Tranquillement assis, Charles s'échinait à écouter la conversation lancée par ce colonel et qui semblait mettre les hommes en émoi. Certes ce sujet lui passait par dessus l'épaule, il ne c'était d'ailleurs jamais posé pareilles questions aussi existentialistes. C'était peut être l'occasion de se faire une opinion sur le sujet.
C'est à ce moment là qu'il découvrit vraiment le fossé entre sa vie campagnarde et le monde intellectuel parisien.
Il sentit sa curiosité se raviver lorsque cet homme fort charmant avec un accent germanique cita Montaigne, enfin quelque chose de familier.

Charles continua à écouter patiemment les propos de ses compatriotes du soir espérant ne pas attraper un mal de crâne.

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Dominique Lebrun
Être homme ? tu le peux. Va-t'en, guêtré de cuir
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Ven 20 Déc - 4:52

Mais qu'on le fasse taire, bon Dieu !
En à peine dix phrases : citer deux auteurs et appeler à la rescousse la pensée d'un absent, c'était... lourd, inesthétique, fanfaron... Enfin, on pouvait être jeune et se retenir d'étaler ses classiques non ?
« Les mémoires excellentes se joignent volontiers aux jugements débiles. » Voilà, lui aussi pouvait citer Montaigne, mais évidemment, il s'abstint de placer celle-ci.

Laissant le Prussien disserter tout seul sur un sujet qu'il ne pouvait connaître que par livre interposé – et n'était-il pas ridicule d'aligner ainsi les pensées d'autrui à défaut d'avoir pu s'en faire une à soi?- Dominique jeta un œil sur l'assemblée réunie.

Passons sur le poète parfaitement inconnu qui semblait découvrir le monde. Plus intéressant, le vicomte de Lonsay, qui assurément connaissait son monde, et semblait osciller entre l'envie de compter les points en restant en retrait – surtout en restant en retrait – et l'envie de se mettre à couvert de ces joutes mondaines. Dire qu'il descendait de la noblesse d'Empire... Imaginait-on sérieusement Lonsay à la Moskova ou à Saragosse ? Austerlitz ou Friedland ? Mais le personnage savait être d'agréable compagnie à l'occasion.

Et puis le prince de Fréneuse. Le prince de Fréneuse ! Oui celui qui avait une telle réputation qu'elle pouvait faire instantanément chuter la votre pour peu que l'on sache que vous aviez passé une soirée seul en sa compagnie. Là, évidemment, dans un salon, c'était différent. Et puis, on disait qu'il s'était assagi depuis son mariage. En même temps, madame ne paraissait pas vraiment être le genre de femme de toutes les folies. L'image de la blonde patineuse et de ses bruyants marmots se superposa un instant avec le prince et son cognac. Décidément : drôle de couple.

Fréneuse, justement, le ramena à la réalité du fumoir.

« Mais notre hôte, en jeune homme bien éduqué, maîtrise parfaitement notre culture, je n'en ai jamais douté.
Reste que son jeune âge ne lui offre pas encore l'expérience du vécu. Que sur les cultures lointaines des peuplades malgaches et autres, c'est avant tout la pratique des livres qui peut parler. »


La réponse était pour Fréneuse, bien sûr. Tout le monde avait entendu ; bien sûr.

« Mais votre présence n'en est pas moins précieuse à notre assemblée monsieur. Il serait dommage de vous laisser repartir sans avoir eu un aperçu de votre culture. Brillante, au demeurant.
Je vous sais gré de votre défense des cultures indigènes, par ailleurs passionnantes, et je le dis d'expérience, mais laissons de côté Montaigne et Maistre et soyons sérieux deux minutes : avez-vous déjà entendu un morceau de Bach ? Avez-vous déjà vu les églises et palais de Munich ? Avez-vous lu la légende des Nibelungen ?"


Monsieur avait choisi des auteurs français pour soutenir son avis ; très bien, prenons l'Allemagne pour dire son contraire.

"Et, maintenant, pouvez-vous soutenir une égalité de toutes les cultures ? Qu'elles soient toutes intéressantes, j'en conviens, mais l'intérêt et l'égalité sont deux choses fort différentes. »

Tiens, il n'avait plus de whisky et le cognac de Fréneuse avait l'air particulièrement bon.

« En ne prenant que cela : l'architecture, la musique et la littérature allemandes, trois choses parfaitement admirables dans votre culture monsieur, on voit bien que l'on ne peut les mettre sur un pied d'égalité avec les productions des peuples de là-bas. »

Décidément, il prendrait bien un cognac.

1. Montaigne dans les Essais (Des menteurs, Livre 1 chapître IX)

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Elke von Herzfänger
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Jeu 9 Jan - 12:01

La voix de Fréneuse l'irrita. Il ne releva point le commentaire, mais ne pu s'empêcher d'y sentir la pique. Bien sûr, ils avaient diné à la même table, cependant l'heureuse convention les avait tenus éloignés. Mais là... Enfin, ce ne fut l'affaire que d'une fraction de seconde, avant que l'autre militaire ne recommence.

Sur le début, Elke sentit comme un coup qu'on lui aurait asséné sur la tête : si seulement les autres convives se joignaient à la bouffonnerie. Et puis n'était-ce pas malpoli, de monopoliser ainsi la parole ?

Et puis franchement, est-ce qu'il lui demandait, lui, s'il avait bien vu la cathédrale de Reims et apprécié du Rameau ? Diable..!

Évidemment, il voulut répartir avec adresse, et entre l'irritation et l'excitation provoquée par l'argumentaire du colonel, il était dans les meilleures dispositions, évidemment. Pourtant... il balaya l'assemblée du regard et son attention se posa un temps un peu plus long sur le jeune poète. Quelque chose se produisit.

Il changea alors d'intention, et trouva même particulièrement amusante cette cocasse intervention.

« Monsieur, votre chaleur me touche : vous défendriez avec plus de vigueur que moi le culture allemande ! » Lança t-il sur un ton enjoué.

Et comme il avait suivi le regard du colonel, il devina sa pensée. Il s'imagina un bref instant se lever et tendre un verre au français. « Un peu de cognac ? » Sourire.
Une autre fois, peut être...
Mais il se reprit vite, et continua, plus sobre :
« Mais naturellement, je connais tout ce que vous dîtes. Mais je vu aussi le temples de Bénarès, je vu les peintures de Turner, et entendu le œuvre de Vivaldi. Tout cela est très beau aussi. Mais nous ne pouvons pas parler de égalité, car il faudrait comparer des éléments égals. Il faudrait pour ça une culture universelle : or les cultures sont toutes différentes. »

Et il avait sciemment élargit le sujet et l'avait sciemment adressé à l'assemblée toute entière.
Car s'il s'agissait d'un duel, il préférait encore s'y escrimer véritablement.
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Guignol
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MessageSujet: Re: Les intellectuels parisiens vous saluent bien   Jeu 9 Jan - 21:02


Marielle Hubert, Chef des domestiques chez les Forestier.

Tiens tiens, ça se rabote le museau par ici, on dirait. D'habitude, au fumoir, c'est plutôt rasades et rigolades. Bon pour la rasade, ils sont plutôt au point. Avec un peu d'chance ça va les fatiguer et ils partiront plus vite. Alors allons-y ma bonne Marielle, payons notre tournée, comme on dit !

Monsieur Bellay, un Cognac, un Whisky ? Ou vous voulez autre chose ? Z'avons aussi du Calvados, de l'Armagnac, de la Chartreuse...

C'est qu'on en a, des alcools, chez Madame ! Y aurait d'quoi endormir un troupeau d'taureaux d'Camargue ! Mais là, pour lui, c'est pas pour l'endormir que j'lui propose. C'est qu'il a l'air un peu à l'écart... Alors p't'être qu'un p'tit r'montant l'aidera à s'jeter dans l'arène.


Messieurs, je vous ressers ?

Le p'tit étranger et le grand militaire eux méritent bien un peu d'alcool pour s'apaiser. Entre eux, ça chauffe, enfin... autant qu'ça puisse chauffer dans un salon comme ç'ui d'madame !


Monsieur de Fréneuse, Monsieur de Lonsay, avez vous goûté l'Armagnac ? Il nous vient des Landes, et - chuchotons -  il a le goût du sable et du caramel...

Allez, comme j'ai été bien brave, j'pourrais p't'etre ben y tremper mes lèvres en ram'nant tout ça après leur départ... Non mais ! Pour l'heure qu'il est, j'ai ben droit à une p'tite ristourne, croyez pas ?
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