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 [Votes] Variations sur un conte d'Andersen

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Parmi les réécritures du conte, je choisis celle de ...
Augustin
33%
 33% [ 2 ]
Catharina
33%
 33% [ 2 ]
Jean
33%
 33% [ 2 ]
Total des votes : 6
 

Pierrot Lunaire
La bouche clownesque ensorcèle comme un singulier géranium
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MessageSujet: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Jeu 24 Jan - 22:26

Et voici venu le temps des votes ! Trois membres ont proposé une réécriture du célèbre conte d'Andersen, La Petite Marchande d'allumettes. Il est temps de désigner votre préféré (en commentant votre réponse si possible).

Le sondage restera ouvert une semaine, soit jusqu'au 1er février inclus.

Exprimez-vous ! :drinktea:

Citation :
Augustin

Il ne sait pas bien pourquoi il a acheté des allumettes à cette petite vendeuse de rue. Il n’en a pas vraiment besoin, chez lui il en a à revendre, justement. C’est le sourire qu’elle lui a offert, sa petite voix flûtée (« M’sieur, c’pas cher hein ! »), il lui a donné quelques pièces et elle lui a tendu une boîte d’allumettes. Voilà. Maintenant, il faut bien les consommer. Alors, dans la pénombre de son appartement, il a sorti un chandelier et deux grandes bougies blanches. Il tire la boîte de sa poche et frotte une allumette. Il l’approche ensuite de sa bougie mais, au creux de la flamme, il lui semble distinguer une image, oh un peu floue mais… Il s’approche tout de même.

Une douce chaleur l’envahit et voilà qu’apparaît, dans la lumière très claire de la flamme, la silhouette d’une enfant qui court vers lui. Elle a sept ans, huit peut-être, elle tient un bouquet de pâquerettes dans la main et son petit chapeau de paille s’envole ; il est un peu terne sur les boucles dorées de la fillette. L’enfant court, elle a une robe blanche et les yeux de sa mère. Augustin ouvre grand les bras pour la recevoir contre son cœur… « Ô Jeanne, petite Jeanne, Jeannette ! »… mais entre ses doigts, l’allumette s’est consumée et sa fille s’évanouit dans la nuit.

Vite, vite, il fouille le paquet. Ses doigts pressés sont maladroits, il casse un bâtonnet, puis deux. Puis la petite flamme surgit, chaude, douce. A présent c’est Constance qui lui sourit, elle semble se moquer gentiment de lui. Elle a les cheveux gris et dans le regard plus de joie et de douleur qu’il n’y en a aujourd’hui. Elle a des rides au coin des yeux. Le cœur d’Augustin se serre de tendresse. Elle s’approche, un parfum de fleurs l’étourdit, il avance la main… Mais elle secoue la tête et lui fait signe : regarde ! Elle écarte doucement un rideau… Vite, Augustin frotte une allumette pour ne pas laisser les ténèbres recouvrir ce qu’elle veut lui montrer… Derrière la tenture, il voit une grande salle richement décorée. Une musique de fête envahit ses oreilles… Du bout du doigt, Constance désigne une jeune fille blonde vêtue d’une belle robe rose. Il la regarde, étonné, ému… « Ma fille, mon enfant… » murmure-t-il. Une allumette, vite. Voilà qu’un beau jeune homme s’approche, la prend dans ses bras, l’entraîne dans une valse qui l’éloigne d’Augustin. Jeanne renverse la tête en arrière, elle rit aux éclats.

Augustin est tellement bouleversé qu’il laisse l’allumette s’éteindre et c’est à nouveau le noir et le silence.

Augustin ne sent pas ses doigts brûlés, il fouille dans la petite boîte de carton et frotte les dernières allumettes, les unes après les autres. De hautes colonnes de pierre, une musique d’orgue… Il guide une jeune femme qui a un voile blanc sur la tête et une traîne longue, si longue… Elle s’accroche fièrement au bras d’Augustin. Le jeune homme brun est encore là, un peu plus loin, il est grand, plus grand qu’Augustin. Augustin qui ralentit le pas, encore, et encore... Au moment de le lâcher, la belle mariée se tourne un instant vers lui, glisse son regard dans le sien, l’appelle : « Papa ! »

Puis l’obscurité se fait.


Citation :
Catharina

Elle avait passé la veille du jour de l’an appuyée contre une fenêtre, observant dans un lourd silence les flocons qui tombaient lentement du ciel. Si elle avait pu, répondait la jeune mère lorsqu’on lui demandait de rejoindre les festivités au salon, elle serait descendue. En cheveux et pieds nus, emmitoufflée dans un châle épais, Catharina demeurait à son poste, figée, avec le désir malsain d’être isolée. Deux mois à se faire choyer chez les Pentois, loin des dangers du monde, n’avaient su la convaincre de sortir à l'extérieur à nouveau.

Avec des tactiques très enfantines, on avait tenté de la délogée de sa chaise mais, obstinée, elle ne bougeait pas d’un poil. Le cadet de ses fils se faufila dans la chambre par la porte laissée entrouverte et fit quelques pas avant de tomber sur les genoux et continuer son chemin jusqu’à sa mère à quatre pattes. Quand des babillements résonnèrent à ses oreilles, Catharina daigna baisser des yeux tristes sur lui. Il tenait dans ses mains une petite boite qu’il vint lui tendre, sans doute peu soucieux du contenu de celle-ci. La mère jaugea son enfant avec un bref signe de tête avant d’attraper ce dernier pour le caler contre sa poitrine.

« Qu’as-tu là, meg hjetert ? »

Souffla-t-elle d’une voix rauque avant de poser, avec tendresse, ses lèvres sur le front dégarni qui lui était offert. Catharina ouvrit la boite et en voyant les allumettes alignées, fut parcourue d’un frisson. Elle appuya sa tête contre la fenêtre en produisant un bruit vitreux. Le bambin regarda sa mère, longuement et elle lui rappela les poupées de sa sœur, aux yeux inquiets et vides. Schlack ! Une vive lumière apparut et attira les prunelles rondes de l’enfant. Il tendit sa main vers le joli éclat doré mais il s’éloigna.

« Nei, n’y touche pas, tu vas te bruler. »

Avant qu’il ne pût braver les dires de sa mère, la lumière disparut, plongeant la chambre dans son obscurité initiale. Catharina jeta brusquement la tige carbonisée sur le sol et se précipita pour en rallumer une autre. Elle eut un soubresaut, un pincement au cœur et elle serra son fils un peu plus, comme si elle se rattachait à la vision éphémère que lui offrait la vive lueur de l’allumette.

« Elle aurait du être là… pour toi, pour eux… pour moi, mais elle est morte. »

Elle sursauta, l’enfant ne put l’entendre mais il sentit le corps frêle de sa mère se dresser. À garder le feu trop longtemps, on se brule. Elle avait prévenu son fils et pourtant… Un gloussement provenant du fond de la gorge résonna près des petites oreilles de Hansel et le petit soleil réapparut ! Il ignorait pour quelle raison sa mère sortait de sa léthargie, que la jolie lueur était beaucoup plus qu’il le croyait. Catharina voyait, au travers ses yeux fatigués et abimés, la femme qui l’avait appuyée depuis sa naissance, qui l’avait aidé à grandir durant son enfance et qui s’était éteinte à son adolescence.

Dans la sombre et froide pièce s’agitait avec grâce une femme du monde, extravertie et souriante. L’insouciance virevoltait autour d’elle et pourtant, personne ne douterait de l’intelligence de cette dame-là. Un deuil mal abouti se réveilla en Catharina qui serra les dents, toujours affligée par la perte de sa propre mère. Ne serait-elle pas devenue une digne et fière épouse, bien mondaine, si celle qui l’avait élevée n’était pas lentement décédée à cause d’une maladie ? Elle s’était recroquevillée, isolée, refermée sur elle-même, ne semblait toujours pas s’en être remise.

« On va faire d’autres lumières, Hansel, tu veux ? »

Puis Catharina fit briller une énième allumette, les fit défiler une après l’autre. Son souffle s’accélérait, ses yeux se mouillaient. Elle marmonna de douces paroles à son enfant, des mots brisés dans un souffle trop court. Que n’avait-elle pas fait, pour que sa mère lui revienne ? Si égoïste, prête à sauter sur le tabouret et à s’accrocher à la corde n’importe quand, mais incapable d’accepter qu’une vie à laquelle elle tient se fane. À l’écoute, elle entendait les murmures de sa mère, rassurants mais pas suffisamment vivants. Catharina ferma les yeux, une larme roula sur sa joue et la lumière s’éteignit à nouveau. Obscurité.

« Oh… Il n’en reste qu’une… C’est la dernière, ce sera la plus belle… »

L’enfant bougea un peu pour se mettre à l’aise dans les bras de sa mère qui le tint contre elle amoureusement. Elle frotta l’allumette puis étira un sourire qui se fana bien rapidement. Sa respiration se coupa et Catharina commença à sangloter. Sa vue s’embrouilla, devint floue, mais elle voyait toujours cette silhouette, petite et chétive. Une petite qui se tenait près d’elle et son fils, avec de grands yeux clairs et des cheveux blonds noués d’un ruban. Ses cils, son nez, ses joues, sa bouche. La jeune mère n’avait jamais vu cet enfant mais devinait, avec une infinie tristesse de qui il s’agissait. La peine l’attrapa violemment et elle jeta l’allumette sur le sol avant de l’écraser avec son pied et avorter cette petite fille.

« …C’était ta petite sœur, Hansel… Celle que ton père a tuée. Tu ne pourras jamais la revoir… »

Citation :
Jean

Le départ avait été précipité, le voyage imprévu. Une lettre - quelques mots alignés à la hâte - par un ami noceur ... Cela avait suffi. Et tandis que la Ville frissonnait sous la neige, la douceur du climat méditerranéen avait exercé sur Fréneuse d'horribles séductions. La mine grave des arabes et la beauté particulière des putains du quartier des plaisirs flatteraient sa philosophie et seraient bien plus beaux à voir que les visages prémâchés des bourgeois de Paris... Alors il avait demandé à François de faire ses valises à la hâte, lui avait donné son congé, avait envoyé quelques petits bleus... - J'en ai soupé d'Paris en hiver !... - Et il était parti. Dans les poches de son pardessus, quelques cigarettes turques, un mouchoir et quelques louis. Puis il avait hélé un fiacre ... et terminait bientôt le trajet à pieds, parce que la voiture s'était embourbée dans la neige fondue... Il avait marché à grandes enjambées, sans daigner voir ce qui se passait autour de lui... Ses doigts avaient cherché ses cigarettes, il avait tenté d'en allumer une... pour se rendre compte qu'il n'avait pas de quoi faire du feu.

- Fichtre ! Comme si j'avait le t...

Mais tandis qu'il s'exclamait, il avait soudain aperçu une petite fille blonde, bien pauvrement vêtue, qui vendait des allumettes à deux pas. Ce devait être son jour de chance.

- Hé, petite !

Il lui avait acheté un paquet et, oubliant sa cigarette parce que l'heure tournait vite, il courut prendre le train qui le mènerait à Marseille. Circonstances bien banales qu'il oublia bien vite. La route était longue, de Paris à Alger...

~ * ~

Il avait eu l'orgueil de se croire insensible au mal du pays, mais hélas !... L'ananké suprême - fatalité du cœur humain, si prompt à l'ennui - l'avait rattrapé. Dans la douceur du climat d'Alger, son esprit courrait en hiver - et il s'ensuivait des écarts de température bien désagréables pour sa pauvre tête, qui craignait les courants d'air... Au Grand Hôtel où il était descendu, l'on avait tout fait pour qu'il oublie Paris - cigarettes raffinées, cocktails américains, rien ne fut omis. Les filles des bordels n'avaient jamais été aussi empressées, flairant la richesse outrageuse du fils de bonne famille. Et après ?... Jean de Fréneuse avait eu la naïveté de son temps, croyant fuir ses démons en courant aux colonies et en s'étonnant de les retrouver là-bas, si semblables sous leur nouveau visage ... Le cœur des femmes n'est-il pas le même, sous les voiles ? C'est avec mélancolie et componction qu'il se railla lui-même, soigneusement, ce soir-là. Et pour nourrir son vague-à-l'âme, il sortit une cigarette. La pochette d'allumettes offerte par l'hôtel était vide mais, par chance, il se souvint de la petite boîte d'allumettes bon marché achetée en toute hâte devant la gare ... Il la sortit de la poche de son vieux manteau noir et craqua une allumette.

Il ne perçut d'abord que la douce lueur de la flamme et son odeur douceâtre et il l'approchait déjà de sa cigarette, dans un geste machinal, rongé par l'habitude... mais, dans les replis de la flamme, il crut saisir l’œil noir d'une femme. Drapée dans des voiles rougeâtres, elle minaudait, heureuse et simple, dans un clair sourire. L'allumette s'éteignit bientôt et la cigarette était toujours éteinte. Fébrile, Jean prit une deuxième allumette et l'alluma d'un geste sec. La connaissait-il ? Avait-elle été différente de toutes les autres ? Son souvenir lui semblait flou derrière les fumées... Il entrevit la pièce autour d'elle : une petite chambre sous les combles - le comble du cliché ! -, avec un dessus de lit tricoté et des images d’Épinal clouées sur les murs. La fenêtre avait l’œil souligné de noir... Une autre allumette lui fit apercevoir sa jeunesse fringante et sincère, son abandon naïf mais sans illusions - le don de soi avec la certitude de l'éphémère. D'allumettes en allumettes se consuma devant lui l'image d'un bonheur sans ombre - toujours recherché, depuis, dans le transitoire et le précipité, jamais retrouvé peut-être ; le souvenir de l'élan qu'il avait eu, presque malgré lui, vers un cœur simple ... d'un regret de quelque chose - d'une innocence perdue, peut-être - resurgi depuis dix ans de vie de Bohème. Jean frissonna à la pensée de cette vie absurde qu'il avait menée et mènerait encore - toute une vie d'évitement de soi-même, où le sourire servirait à masquer quelque éternelle déchirure. La douceur du crépuscule, le vent chaud qui passait par la fenêtre ouverte, la lumière éclatante des lampes électriques : rien ne suffisait plus à réchauffer son cœur, figé dans les frimas de l'hiver. La dernière allumette craqua sur cette fatalité dernière : le regret des jours passés avec la certitude qu'il n'aurait pu en être autrement. L'allumette s'éteignit bientôt et la cigarette était toujours éteinte.

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Armide
Caméléon psychopathe - Incarnation de l'Efficacité
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Ven 25 Jan - 18:38

Oh, merci d'avoir lancé ça, Pierrot, j'ai pas eu le temps de le faire avant maintenant (fin d'examens power T_T). Embarassed

Bref, je vote pour le texte de Catharina, à cause du geste d'écraser l'allumette... Je ne sais pas exactement pourquoi, mais ce renoncement-là m'a beaucoup plu. Very Happy Félicitation aux deux autres participants ! Wink
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Charlotte Sauvigné
Disciple de George Sand
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Sam 26 Jan - 2:14

J'ai voté Catherina, j'ai trouvé cela touchant le désespoir de la jeune mère qui revoit sa défunte fille par la lumière de l'allumette.
Je dis bravo aussi aux deux autres ^^
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Pierrot Lunaire
La bouche clownesque ensorcèle comme un singulier géranium
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Sam 26 Jan - 2:29

Merci à vous deux ! Very Happy De mon côté, c'est le premier texte qui m'a touchée, avec cet instituteur qui n'a pas vu grandir sa fille et la voit lui échapper. J'ai donc voté pour le texte d'Augustin. x)

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Eugénie Landreau
Ninie-La-Noiraude
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Sam 26 Jan - 6:34

Que de jolis textes ! Mais mon coeur va pour Augustin que j'ai trouvé touchant en père soucieux de sa fille, attaché à elle et peinant à la laisser à un autre homme. Mais tous vos textes sont sublimes !
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Lise Champmézières
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Dim 27 Jan - 8:53

Malgré, comme Armide, un goût certain pour le dernier geste de Catharina, j'ai voté pour le texte qui m'a le plus surprise : celui de Jean. J'en ai apprécié à la fois les évocations exotiques, les petits détails qui sonnent juste et la réflexion menée sur la vie du personnage.
Bravo à tous Very Happy
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Lun 28 Jan - 6:18

Ça s'annonce serré ! D'autres votes pour départager nos candidats ? :)

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Elke von Herzfänger
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Lun 28 Jan - 11:46

J'ai voté pour le texte de Fréneuse. Rien que pour pourrir les scores : D

*sourire satisfait, s'en va pourrir d'autres parties du forum*
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Sam 2 Fév - 4:36

Bon, nous avons dépassé le 1er février, mais comme vous êtes des petits filous, aucun texte n'est départagé ! Une bonne âme pourrait-elle nous aider à désigner un gagnant ? Wink

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Nicolas Tisserand
Moins infâme que les honnêtes gens ...
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Sam 2 Fév - 4:51

Je vote pour Jean, j'ai préféré son texte, bien que je ne puisse pas expliquer en quoi... Le texte du Catharina, qui fait ressortir l'aspect germanique du conte, est ceci dit très bon aussi, et celui d'Augustin, quoiqu'un peu court à mon goût, n'est pas non-plus dénué d'intérêt.
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Ambroise Marie Dupin
Être la statue du châtiment fondue tout d’une pièce dans le moule de la loi
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mar 19 Fév - 23:16

Moi je vote pour Jean, pour le contre-pied de la chaleur algérienne face au froid des rues européennes.
Bien que les autres ne déméritent pas !
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Armide
Caméléon psychopathe - Incarnation de l'Efficacité
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Dim 24 Fév - 16:20

Eh bien, ce fut serré ! x) Mais comme c'était un concours de nouvelle année, pas de perdant, que des gagnants ! Razz En plus, comme les lots devaient tourner autour de l'intrigue et que deux participantes sur trois sont admin... ben euh... xD

Soyons galants, commençons par la dame ! Razz Je risque de ne pas faire dans l'original, vous m'excuserez, mais j'ose croire que ce cadeau ravira le personnage en jeu. Alors que la princesse de Fréneuse passait, par hasard ou délibérément, devant la devanture d'un libraire, le regard d'un de ses enfants fut attiré par un livre aux illustrations curieuses... En vous approchant, Madame, vous constatez avec stupeur que le titre est en... suédois : Den poetiska Eddan, une oeuvre de Nils Frederick Sanders. Comment diable ce livre a-t-il atterri en France, voilà une bonne question ! Néanmoins, une petite conversation avec le libraire vous permettra de recevoir le livre gratuitement : à qui est-ce que ça se vendrait, à Paris, une oeuvre en suédois, dites-moi ? Vous aurez donc le bonheur de lire les vieilles légendes nordiques avec vos enfants, et pourrez leur montrer quelques magnifiques illustrations de Jenny Nyström, une compatriote : un portrait de Svanhildr, un de Frigg, une représentation d'Odin... Joli, non ?

Au tour de son mari, maintenant. Pour monsieur Jean de Fréneuse, la vie aura sans doute été nettement moins poétique, mais ça reste tout à fait dans le genre du personnage : quand on a l'idée saugrenue de prendre une chambre quelque part dans une auberge, histoire de passer une nuit confortable en galante compagnie (*hem*), il arrive qu'on ait de drôles de surprises ! Celle-ci, en tout cas, ne dut pas manquer de piquant vu la situation... Ne me demandez surtout pas ce que ce siphon à eau de Seltz pouvait bien faire là. En tout cas, l'objet est de belle facture... Monsieur de Fréneuse, vous en héritez !

Enfin, notre petit professeur préféré bénéficiera d'un indice relatif à la chasse au trésor, comme promis au lancement du jeu. Mais ce brave M. Lepic, un beau jour, trouva ce curieux siège à un seul bras... Tarda-t-il ou non à l'identifier comme étant une chaise à fesser ? Et quel usage en fera-t-il ? Simple menace au fond de la classe, ou application du traitement, en dépit de l'arrêt ministériel interdisant les châtiments corporels, que personne ne respectait de toute manière ? À lui de voir ! Mais une chose est sûre : les petits polissons ont intérêt à bien se tenir...
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Augustin Lepic
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mar 26 Fév - 4:51

Une chaise à fesser Shocked
Merci Armide pour ce cadeau étrange !!! Mais un mode d'emploi serait le bienvenu : suis-je le seul à ne pas comprendre comment ça marche ? (comment l'élève se place-t-il ?)
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Jean de Fréneuse
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mar 26 Fév - 5:05

De l'eau de Seltz ! Jean adore ça ! \o/

Pour la chaise à fesser, j'imagine que la moitié sans accoudoir est celle où se passe l'essentiel de l'action, non ? xD
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Charles-Armand de Lonsay
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mar 26 Fév - 5:19

C'est ça ! ^^ La chaise à fesser a ce grand avantage de permettre d'administrer la fessée en question sans se prendre un coup sur l'accoudoir ! xD
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Augustin Lepic
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mar 26 Fév - 5:28

Donc la chaise c'est pour le maître en fait ?
Mais comme c'est l'accoudoir gauche qui manque, il est censé donner la fessée de la main gauche ? Et pourquoi le dossier est-il évidé ?
*Mr Boulet ne visualise toujours pas*
Offrez-lui des cadeaux, qu'y disaient... Razz
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Armide
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mer 27 Fév - 1:26

Le dossier est évidé, mais était sans doute rembourré à l'époque... ^^ Simplement, le rembourrage s'est barré avec le temps. x)

Sinon, je pense que la place de l'accoudoir dépend des habitudes du maître... Razz Enfin je suis sûre qu'Augustin ne frapperait pas autant ses élèves ! xP
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Augustin Lepic
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mer 27 Fév - 2:18

En effet, je ne pense pas qu'Augustin utilise vraiment la chaise... mais mes questions étaient animées par une pure curiosité scientifique Razz
Merci Armide pour les éclaircissements !

Et grâce à vous, j'ai enfin compris que les jolies bouteilles de chez mes parents, c'est des siphons à eau de Seltz \o/
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Elke von Herzfänger
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   Mer 27 Fév - 2:57

Jean ne semble pas réussir à se dépêtrer des prussiens () : D
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MessageSujet: Re: [Votes] Variations sur un conte d'Andersen   

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