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 [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais

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Pierrot Lunaire
La bouche clownesque ensorcèle comme un singulier géranium
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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 9 Nov - 23:35

Matin morne de février, un mercredi matin. Les rues de Paris sont baignées d'une brume froide et blanche et la ville s'éveille... La rue de Ménilmontant est déjà fort animée : un marchand d'habit sillonne les rues en poussant son cri, de nombreuses ouvrières courent, frigorifiées sous leur capeline, vers l'atelier où elles s'useront les yeux jusqu'au soir et quelques argousins sillonnent, paresseusement, la voie. D'une boulangerie un peu crasseuse émane l'odeur du pain frais de l'aurore. C'est dans cette rue que réside Marjorie Dauvais, officiante bien connue des services de police et de nombre de femmes de Paris qui ont eu quelques soucis à régler. Elle soigne également, à prix réduits, les gens du peuple pour qui les honoraires du médecin ou de l'apothicaire sont trop élevés. Elle reçoit les dames et les pauvresses dans un petit entresol noirci par le poêle, tapi au fond d'une cour toujours humide et sans lumière. Il est neuf heures du matin, le moment idéal pour s'y rendre en cachette, sans croiser trop de clients ... Ce matin-là, deux dames que rien ne pouvait pousser à se croiser se rencontreront dans le petit vestibule au papier peint déchiré qui fait office d'antichambre. La première sera notre cousette, sans doute bien malade pour devoir rater un jour de travail ... Tenez, ne serait-ce pas elle qu'on entend sonner à la porte... ?

Citation :
Note de la Modération RP : à Agathe d'entre en scène ! J'introduirai Bonne par un post suivant, pour bien vous décrire un peu les lieux (même si vous imaginez sans doute déjà l'ambiance... ). Notre troisième protagoniste nous rejoindra plus tard Wink. MP en cas de questions !


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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Sam 10 Nov - 8:54

On était mercredi matin, tôt, beaucoup trop pour que le jour ne soit levé. Agathe était enterrée au fond de sont lit avec un mal de tête monumental. Cela faisait déjà quelques jours qu'elle n'était pas dans son assiette, mais là c'était de pire en pire. Jusqu'ici elle se rendait au travail normalement, sans rechigner malgré ses maux, et pourtant, aujourd'hui elle ne s'imaginais vraiment pas faire une journée de travail entière dans cet état. Mais Agathe n'aimait pas manquer une journée de travail, cela faisait quelques jours seulement qu'elle travaillait assidûment dans l'atelier de couture de madame Champmézières et elle aimait bien son travail. Elle avait tellement peur d'être renvoyée... elle espérait sincèrement que la patronne comprendrait, et puis, cousine Hélène pourrait lui faire un petit mot, pour appuyer la raison de son absence ce jour là. Agathe priait pour rester travailler à l'atelier, mais une chose était sûr, elle n'aurait pas de salaire aujourd'hui !

Alors Agathe fût prise d'une piqûre de rappel. La veille au soir, l'une des couturière avec qui elle avait sympathiser et dont elle ignorait totalement le nom lui avait conseillée l'adresse d'une femme pour ses maux de têtes répétitifs. Elle avait appelé ça une rebouteuse, comme si Agathe savait ce que cela voulait dire...

La couturière avait pris le temps de lui expliquer que cette brave dame soignait les gens qui n'avaient guère les moyens de payer un médecin, et la petite Agathe, elle, faisait parti de cette catégorie. Cette madame Dauvais, comme elle l'avait appelé, était un peu comme un médecin, mais pas tout à fait officiel. Enfin, Agathe n'avait plus rien à perdre.

Elle se leva et sortit le petit bout de papier de la poche de sa veste en coton, elle le déplia minutieusement et y lisait l'adresse suivante : 40 rue ménilmuche

40 rue ménilmuche... est-ce que c'était vraiment un nom de rue ça ?! Agathe allait encore devoir se débrouiller pour connaître le nom de la rue. Enfin, elle avait déjà une partie des informations.

Elle descendit les escaliers lentement pour aller voir Hélène et lui demander plus d'informations sur cette fameuse rue... Hélène connaissait très bien Paris malgré ses origines de petite Normande.

" Bonjour Hélène, je n'ai pas très bien dormi j'ai encore ces fichus maux de têtes, je suppose que Madame Lise comprendras si je m'absente une journée ... enfin, je viens te voir, je voulais juste te demander, une couturière de l'atelier m'a conseillé une rebouteuse, une certaine Dauvais, pour mes maux de têtes, elle m'a noté une adresse mais je ne suis pas sûre que ce soit la bonne..."

Hélène qui venait à peine de se réveiller, fit simplement un sourire à Agathe et pris le petit bout de papier qu'elle venait de lui tendre, elle éclata de rire.

' 40 rue ménilmuche ! On peut dire qu'elle à de l'humour cette cousette ! Bon, la rue ménilmuche en question est en fait la rue ménilmontant, tu devrais trouver assez facilement, il y a une boulangerie un peu mitteuse dans cette même rue. "

" Merci Hélène, je file, j'espère qu'elle viendra à bout de mes maux de tête, cette r'bouteuse !"

" Je t'en prie ma petite, mais fait attention à toi, on dit que ce genre de médecins ne sont pas toujours de confiance
!"

Agathe salua Hélène d'un geste de la main et s'en alla rapidement avec sa veste sous le bras et le petit bout de papier qu'elle tenait fermement. Elle avait hâte de ce débarrasser de ces coups incessants qui lui fracassait le crâne.

Agathe trouva la rue assez facilement et reconnu la vieille boulangerie dont émanais une odeur de pain frais et de viennoiserie. Agathe était bien trop pressée pour s'y attarder, elle arpenta la rue à la recherche du fameux numéro quarante.

Elle se retrouva devant un haut portail grisâtre et peut accueillant. C'était bien ici.

Une fois entrée, elle traversa l'étroite cour qui menait à une petite pièce miteuse, dont le papier peint était déchiré, les murs paraissaient humides et sales. Hélène n'avait peut être pas menti, cette dame n'était peut être pas de confiance... Enfin, Agathe n'aurait jamais eu les moyens de se payer un médecin alors elle voulait tenter sa chance. Elle s'assis sur une des rares vieilles chaises en bois grinçante qui trônaient dans la petite salle.

Agathe se demandait bien si cette rebouteuse était tout à fait honnête d'un seul coup.
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Lun 19 Nov - 22:39

- J'arrivons, j'arrivons !

Une femme sans âge - hors d'âge ? - apparut alors de la pièce voisine, fermant soigneusement la porte derrière elle, comme si derrière elle se cachait un terrible secret... Quand ses yeux se posèrent sur Agathe, elle sursauta :

- Mais qu'ess'tu fiches là, toi ? Ca t'arrive souvent d'entrer comm'ça alors qu'on t'a pas ouvert ?

Elle jaugea la jeune femme d'un œil terrible mais, à la mine désastreuse de la petite, elle comprit qu'elle avait là une innocente en mal de médecine, tout simplement. Marjorie Dauvais se radoucit donc - si tant est que ce fût possible - et ajouta, d'un air sombre :

- J'avons du labeur derrière. Faut attendre...
Et elle disparut aussitôt, sans laisser le temps à la jeune malade de répliquer. Qui sait ce qu'elle trifouillait derrière ... ? Agathe dut bien patienter... Mais bientôt trois coups résonnèrent à la petite porte. La Dauvais surgit de nouveau de sa pièce mystérieuse, comme un diable sortant de sa boîte, et jeta un coup d’œil au judas. Elle semblait nerveuse... Cependant, elle ouvrit d'un air détendu et une dame entra : c'était notre deuxième protagoniste, Madame La Joly. La Dauvais déclara aussitôt, toujours préoccupée mais plus aimable :

- M'dame, un' minute, et j'suis à vous. Installez-vous avec la d'moiselle.

Une petite courbette, bien serviable... et elle s'éclipsa à nouveau, en promettant de revenir très vite... Vous voilà seules toutes deux, Madame, Madmoiselle, dans un endroit pas franchement rassurant, et une femme bougonne fabrique on-ne-sait-quoi dans la pièce à côté. Des courants d'air vous frôlent les chevilles et le temps semble long... Finiriez-vous par engager la conversation, dans ces conditions... ?

Citation :
Voilà ! Je vous laisse tranquille pendant quelques tours. Dans les circonstances, et comme l'attente se prolonge, les deux personnages devraient pouvoir discuter un peu. Vous êtes libres de vos mouvements, sachez juste que vous ne pouvez pas faire apparaître de PNJ (par exemple faire venir une troisième patiente) ou donner à ma place les réactions de la Dauvais. Envoyez-moi un MP en cas de question !

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Elise de Béchameil

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais    Lun 26 Nov - 12:09

Un matin, la bonne apporta à Madame de Béchameil une jolie lettre parfumée, rédigée par une cliente régulière, et pour ainsi dire, bonne connaissance.

Citation:
Spoiler:
 

***

Marchant nerveusement et d'un pas pressant Élise se savait être hors de son rang. Elle parcourait des rues inconnues et bien misérables à ses yeux. Le froid de ce mercredi matin lui irritait la gorge et elle attrapa une toux bien désagréable. Elle tenait son mouchoir en tissu devant son nez car des odeurs pestilentielles lui arrachaient des petites grimaces et lui montaient à la tête.
La jolie Bonne s'était sobrement habillée dans une robe toute faite en lainage noir ajustée sans découpe à la taille. Des petits boutons parcouraient le long de la robe à col officier. elle se sentait tellement triste dans cette tenue et en s'arrêtant quelque secondes devant une fenêtre crasseuse, Élise s'était réajusté son petit chapeau noir vide d'ornement pour cette occasion si spéciale.

La rue de Mélnimontant se montra enfin à la jeune femme. Élise fut accueillie par la succulente odeur de pains frais d'une boulangerie miteuse qu'elle repéra plus loin.
Elle accéléra le pas tenant sa bourse fermement contre son cœur. Elle croisa un marchand d'habit qui poussait des cris mais ne s'y attarda pas dessus. Les chiffres des bâtiments lui indiquaient qu'elle arrivait.
Soudain elle se retrouva devant un haut portail grisâtre mais pas de chiffre, du moins elle ne le trouva pas. On y voyait une cour derrière et plus loin une porte verte. Élise s'y engagea donc.
Ses bottines résonnaient avec les pavés dans la cour.
La jeune femme s'approcha de la porte et percevait des voix à travers mais ne pouvait prétendre comprendre la conversation, puis plus rien.
Élise frappa donc trois fois.
Trois petit coups discrets.

On lui ouvrit. Une vieille dame à l'apparence très douteuse et revêche vient face à elle mais lui parla dans un ton aimable.

- M'dame, un' minute, et j'suis à vous. Installez-vous avec la d'moiselle.

Une petite courbette, bien serviable... et elle s'éclipsa à nouveau, en promettant de revenir très vite...
Élise rentra donc à l'intérieur et referma la porte derrière elle en espérant se mettre enfin au chaud.
Son regard se posa directement sur la jeune demoiselle assise sur une chaise au milieu d'une salle pitoyablement entretenue ; le papier peint déchiré et jauni laissait entrevoir des tâches sombres et déconcertantes sur les murs, une colonies d'araignées semblait s'être installée à chaque recoin de la salle...Élise frissonna quelques instants et fit tout de même un simple signe de tête à l'inconnue par courtoisie puis vint doucement s'approcher d'une petite chaise non loin. D'un coup de main, elle enleva une fine couche de poussière avec une mine de dégoût puis s'installa doucement.
Cet endroit ne la rassurait aucunement. Du moins, le fait qu'elle ne soit pas seule dans cette salle l’apaisait quelque peu . Élise replaça son attention vers la fille qui se trouvait à côté d'elle ; elle était plus jeune et semblait vraiment malade à la vue de sa figure bien fatiguée. Sa robe et sa veste lui indiquaient qu'elle n'appartenait pas à la même classe sociale. Cela dit elle ne devait pas mordre.

- Excusez moi cela fait longtemps que vous attendez ? Je suis confuse, je n’ai pas pour habitude de fréquenter cet établissement mais on me l'a fortement recommandé.
Élise ne voulait pas attendre dans le silence. Il était trop pesant à son goût.
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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Dim 2 Déc - 22:44

Agathe fût prise d'un sursaut lorsque la rebouteuse entra dans la pièce, elle fût tellement surprise qu'elle ne lui répondit même pas, elle avais les yeux écarquillés et devint rouge de honte. Une fois la vieille dame disparue dans sa pièce si mystérieuse oú elle pratiquait son "travail" , Agathe se rendit compte qu'elle retenait son souffle, elle expira à fond, ce qui la soulagea au plus haut point. Ses deux mains étaient jointes et elle commençait sérieusement à douter de l'honnêteté de cette vieille dame et de la fiabilité de sa médecine parallèle. Agathe eu un frisson en pensant à ce qui allait se passer, finalement, elle préférait ne pas y penser. Son répit ne dura pas longtemps, trois coups retentirent, quelqu'un frappait a la porte. La vieille dame se montrait alors aussitôt et accueillait alors une grande dame à l'allure fière. Sa tenue n'était pas très exhaustive mais on en devinait néanmoins son apparence au monde bourgeois. Agathe se sentait terriblement ridicule avec sa robe mal menée, déchirée par endroit et sa vieille veste en laine miteuse. Elle se redressais un peu, histoire de ne pas faire trop mauvaise impression, tandis que la charmante dame s'installait tranquillement, quand elle lui adressais la parole, Agathe fut un peu surprise. Elle n'avais pas l'air si méchante que cela malgré ses airs de bourgeoise qui lui donnaient une certaine prestance.

- Bonjour, euh, j'attend depuis à peine dix minutes, mais cette vieille dame n'a pas l'air très pressée, ni très honnête d'ailleurs... Si je peux me permettre, pourquoi donc une grande dame comme vous se retrouve dans un endroit aussi miteux ?

Agathe flattait la bourgeoise, elle ne savait pas vraiment comment lui parler, après tout, elles ne faisaient pas parti du même monde, et la bourgeoise devait avoir une piteuse impression d'une petite pauvre comme elle.
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Elise de Béchameil

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Jeu 20 Déc - 4:06

La réponse ne se fit pas attendre, la jeune femme réceptive semblait être également d'humeur à converser et paru même curieuse.

- Bonjour, euh, j'attend depuis à peine dix minutes, mais cette vieille dame n'a pas l'air très pressée, ni très honnête d'ailleurs... Si je peux me permettre, pourquoi donc une grande dame comme vous se retrouve dans un endroit aussi miteux ? 

Elise ne répondit pas de suite, elle songea à une réponse cohérante. Voulant rester discrète pour cette excursion et ne sachant pas si elle pouvait faire confiance à cette inconnue Elise s'abstenait à toute franchises . De plus ce confier à une jeune femme dont la toilette paresser faire défaut ne lui plaisait aucunement.
Elle aimerait tant crier son désespoir, de le faire partager aux femmes qui l'entouraient car ne sachant pas de quel maux elle souffrait , Elise se sentait totalement impuissante. Le jeune femme opta pour une demi mensonge, histoire de converser en attendant le vieille dame .

- Grande dame ?Flatté Elise fit mine de redresser son chapeau en esquissant un petit sourire. Tu me parais bien naïve et curieuse, cela ne sont pas t'es affaires . Le mal qui nous ronge et nous amène ici honteusement est un mal qui ne nous concerne que nous et nous seul.
Néanmoins si tu veux tout savoir mon mal à moi me ronge le ventre. Elise y porta une main dessus comme pour accentuer ses dires. Il me ronge mais je ne sens pas la douleurs et cela me terrifie affreusement.


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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Jeu 20 Déc - 9:19

Après avoir répondu à la bourgeoise, Agathe se sentait terriblement confuse, elle piqua un malheureux fard. Elle savait bien qu'elle était parfois beaucoup trop curieuse et entreprenante, mais ici elle ne se sentait pas en sécurité, et cela la rassurait quelque part de pouvoir parler à quelqu'un. Elle ne savait pas ce qui se tramait dans cet endroit miteux, mais elle avait le sentiment qu'elle le découvrirait très bientôt, à son grand désespoir.

Agathe avait les moins jointes et les doigts crispés, ses joues étaient devenues rouges écarlates malgré la blancheur de son teint malade. Elle avait presque les larmes aux yeux, de honte.

La cousette redoutait la réponse de la dame, elle se faisait toute petite et attendait impatiemment, ou pas, la réponse de la bourgeoise assise en face d'elle.

En toisant la dame de haut en bas, Agathe se disait que c'était la vie dont elle avait toujours rêvé, la grande vie. Elle devait être marier à un homme bien la bourgeoise, ah ça oui alors ! Puis cet homme devait faire un bon métier qui rapportait de l'argent, comme le mari de sa cousine Hélène. Agathe se sentait bien ridicule face à tout cela, tout autour d'elle était fastueux, elle n'avait encore jamais rencontrer, exception faîte des cousette de l'atelier, de jeunes comme elle qui manquais de moyen. Mais elle avait toujours en tête son rêve, dans un petit coin de son cerveau, bien gardé, bien au chaud, juste au cas ou... alors peut être qu'elle aussi deviendrait une grande dame. Et si elle trouvais un mari ? Ah mon dieu, elle était d'humeur rêveuse aujourd'hui la cousette...

Agathe eu un sursaut qui l'extirpât de son rêve éveillé lorsque la bourgeoise se mit à lui parler.

- Grande dame ?Flatté Elise fit mine de redresser son chapeau en esquissant un petit sourire. Tu me parais bien naïve et curieuse, cela ne sont pas t'es affaires . Le mal qui nous ronge et nous amène ici honteusement est un mal qui ne nous concerne que nous et nous seul.
Néanmoins si tu veux tout savoir mon mal à moi me ronge le ventre. Il me ronge mais je ne sens pas la douleurs et cela me terrifie affreusement.


Agathe se sentait d'abord terriblement gênée par les paroles de la bourgeoise, puis elle fût attristée par ses dires, la pauvre avait l'air de souffrir de ces maux depuis un long moment... elle n'avait en réalité pas bien compris ce que la dame entendais par "ces maux qu'elle ne sentait pas" mais elle devina peut être, à son geste presque affectueux lorsqu'elle posa sa main sur son ventre, qu'il s'agissait là d'un bébé... non, elle n'était pas enceinte, je ne pense pas. Peut être bien qu'elle le désirais ce bébé, allez savoir.

Agathe esquissa un sourire empathique, malgré qu'elle était rongée par la honte... Elle avait raison, elle se sentait naïve et curieuse . Mais qu'est-ce qu'il lui passait par la tête de parler à une dame qui n'appartenait pas à son rang social? Que devait elle penser d'elle ?

Agathe reprit de plus belle.

Désolée ... j'ai été un peu trop curieuse je l'admet, pardonnez moi. Je vois que vous devez beaucoup souffrir pour être ici, une dame ... de votre rang ne dois sans doute pas avoir intérêt à se montrer dans ce genre d'endroit

En lui parlant, Agathe observait la pièce, comme gênée, elle fuyait le regard de son interlocutrice.

Oh, pardonnez moi de vous demander cela mais, comment vous nommez vous madame? Cet à dire que, si l'on doit attendre encore longtemps ici, j'aimerais pouvoir savoir à qui j'ai à faire, vous comprenez...

Agathe croisait les doigts pour que la dame ne se sente point vexée pour attaquée, elle avait parler de la manière la plus douce et prévenante possible.
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Elise de Béchameil

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Sam 29 Déc - 4:40

- Désolée ... j'ai été un peu trop curieuse je l'admet, pardonnez moi. Je vois que vous devez beaucoup souffrir pour être ici, une dame ... de votre rang ne dois sans doute pas avoir intérêt à se montrer dans ce genre d'endroit
La jeune femme fuyait le regard d’Élise.
- Oh, pardonnez moi de vous demander cela mais, comment vous nommez vous madame? Cet à dire que, si l'on doit attendre encore longtemps ici, j'aimerais pouvoir savoir à qui j'ai à faire, vous comprenez...


A la demande de son noms Élise se figea. Voilà ce qu'elle avait tant redouté en venant ici. De rencontrer des curieux près à creuser dans la vie des gens et à détruire leur vie en dévoilant leur petits secrets. Du moins en cet instant, pour Élise, se serait la honte de s'être attardé dans ce petit établissement bien sombre et sale. N'importe qui pouvait y entrer,y compris les brigands et autre gens misérables près à détrousser les honnêtes gens.
La jeune malade qui attendait également ne semblait pourtant pas être un danger. Elle était bien pitoyable et semblait beaucoup plus naïve et peureuse en la voyant bien mal à l'aise en sa présence. Élise se détendait donc.

- Je suis femme de Pharmacien si cela peut vous rassurer. Et je pense qu'au vu de votre état c'est d'un Pharmaciens que vous avez besoin et non de cette...Femme. Élise indiqua avec dégout la porte où avait disparu la rebouteuse. Après vous faites ce que vous voulez bien entendu, ce n'est que mon avis personnel.
Appelez moi Bonne si un nom peut vous rassurer également . Ce n'est qu'un surnom bien entendu mais je doute fort que mon véritable prénom et nom vous soit d'une grande utilité plus tard ma chère.
Élise fut prise d'une idée bien saugrenu mais qui avait le mérite de l'amuser. Elle se pencha doucement avec les yeux malicieux.Tenez je vais vous promettre quelque chose. Vous m'êtes bien agréable et je vous avoue que je m'ennuie beaucoup ces temps-ci. Si un jour prochain nous devions nous croiser dans un autre lieux plus fréquentable et vous dans une meilleure santé et toilette alors je vous dévoilerai mon identité. Également pour vous , cela va de soi !
Acceptez-vous ce petit jeu ?




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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Dim 30 Déc - 9:53

Agathe se sentait toujours aussi gênée de sa curiosité et attendais avec grande impatience une réponse de son interlocutrice. Elle se redressa doucement quand elle l'entendit.


- Je suis femme de Pharmacien si cela peut vous rassurer. Et je pense qu'au vu de votre état c'est d'un Pharmaciens que vous avez besoin et non de cette...Femme.

Elle avait raison, la bourgeoise, c'est un pharmacien qu'Agathe aurait dû aller voir ! Si seulement elle avait les moyens ... elle n'aurait pas hésité une seconde !

Appelez moi Bonne si un nom peut vous rassurer également . Ce n'est qu'un surnom bien entendu mais je doute fort que mon véritable prénom et nom vous soit d'une grande utilité plus tard ma chère.

Bonne ... quel drôle de surnom se disait Agathe pensive. Bien sûr elle ne lui dirait pas... elle savait tout de même un peu tenir sa langue malgré sa curiosité maladive. Agathe continuait à se demander d’où elle tirait ce surnom, Bonne...

Soudain, le regard illuminé de Bonne la fit sortir de ses pensées.

Tenez je vais vous promettre quelque chose. Vous m'êtes bien agréable et je vous avoue que je m'ennuie beaucoup ces temps-ci. Si un jour prochain nous devions nous croiser dans un autre lieux plus fréquentable et vous dans une meilleure santé et toilette alors je vous dévoilerai mon identité. Également pour vous , cela va de soi !
Acceptez-vous ce petit jeu ?


Agathe était à la fois rassurée mais aussi un peu intriguée. D'une part ... pourquoi devraient-elles se rencontrer à nouveau ? Agathe était un bourreau de travail elle ne quittait presque jamais l'atelier de couture, et si elle le quittait, c'était pour rentrer chez Hélène et s'écrouler de fatigue. Cependant, elle aimerait connaître l'identité complète de Bonne... La bourgeoise devait angoisser quant à la possibilité que je nuise à sa réputation.

Je dois dire que c'est un marché étrange ... mais je l'accepte, même si je doute que l'on puisse se croiser de nouveau un jour... quoi que, qui vivras verra.
Agathe resta pensive un moment puis repris de plus belle
Moi c'est Agathe, mais vous pouvez m'appeler la cousette, je ne vous en dirais pas plus... le jeu ... le jeu en vaut la chandelle.
Agathe s'était mise à marmonner.

Au sujet d'mon mal, Madame Bonne, un pharmacien me serait effectivement d'une aide précieuse, mais je n'ai pas les moyens... je viens d'arriver ici à Paris, et je n'ai que peu de sous... Dîtes, pensez vous qu'elle est honnête, cette rebouteuse?

On devinait une pointe d'angoisse dans la voix de la jeune cousette. Elle renifla doucement et posa une main sur sa tête en signe de douleur.

Malgré la différence sociale qui la séparait de Bonne, elle se sentait en sécurité à ses côtés, elle avait un certain instinct maternel, le même instinct qu'elle retrouvait chez sa mère, là bas en Normandie.

Elle décida d'effacer de ses pensées ses souvenirs familiaux, sous peine de verser quelques larmes...
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mar 1 Jan - 22:29

Pensez-vous qu'elle est honnête, cette rebouteuse ... ? Elise de Béchameil n'eut point le temps de répondre à cette question et Agathe n'eut pas à refouler ses larmes. En effet, un raffut de tout les diables se fit entendre dans la cour - piétinement de chevaux, crissement des essieux d'une voiture, voix d'hommes, claquement des bottes sur le sol... Et comme si cela ne suffisait pas, la petite porte mal peinte trembla sous des coups violents.

- MARJORIE DAUVAIS, OUVREZ IMMÉDIATEMENT CETTE PORTE !

L'intéressée surgit alors comme un diable hors de sa boîte. Elle était échevelée et presque essoufflée. Ses mains étaient rougeâtres ... mais il n'était plus temps de s'inquiéter des pratiques de la dame. Celle-ci jeta un regard presque étonné à ses deux patientes, comme si elle avait oublié, un fragment de seconde, qu'elles avaient été là. Puis elle leur siffla :

- C'est les cognes*. Y'a une sortie derrière. Faut passer l'pièce, pousser la porte au fond, puis z'êtes dehors. Viiiite , restez pas plantées là !!!
Et d'une voix forte, s'armant de tout son courage, elle beugla à l'encontre des hommes qui tambourinaient toujours :

- J'ARRIVE ! Eun' minute !

D'un geste et d'un regard, elle poussa les deux jeunes femmes à se sauver au plus vite. La pièce dans laquelle Marjorie les a presque poussées est plongée dans l'obscurité : on y distingue à peine le bout de ses pieds. Une odeur âcre, entêtante plane dans l'air. Le jour passe par une porte entrebâillée. De l'autre côté du mur, Marjorie essaie de retenir les agents de la Sûreté qui sont prêts à entrer dans la pièce... Il faut fuir, sous peine d'être compromises, voire inquiétées ! La rue sur laquelle donne la maison est petite et sinueuse - une des dernières ruelles de la capitale, avec caniveau au milieu. Elle semble déserte et une odeur nauséabonde y plane ... Un tas d'ordure, au coin d'une maison, sur votre droite, remue étrangement ... Il vous reste désormais à choisir vers où fuir. Les choses de la vie sont bêtement simples, parfois : irez-vous vers la droite ou à gauche ? Hâtez-vous, dans tous les cas : il semble, à en croire les cris de la Dauvais, que les agents sont passés dans la petite pièce noire et qu'ils mettent déjà tout sans dessus dessous...

Citation :
cognes : mot d'argot pour agents de Police, mais ce vocabulaire est sûrement très étranger à Agathe et Elise... x)

Indications pour la suite : Et c'est parti pour cette petite aventure ! Évitez simplement de décrire les lieux avant moi car Elise et Agathe ne savent pas où elles atterrissent. Il ne faut pas non plus inventer, faire réagir les personnages que vous croisez. Pour le reste (réactions, choix de vos personnages, interactions entre les deux femmes), vous êtes évidemment libres ! N'ayez pas peur de faire des posts courts si besoin : dans les moments d'action, on n'a pas toujours énormément à dire ! Et n'hésitez pas à me MPer si vous avez des questions ou si vous manquez d'éléments ! Bonne chance !

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Elise de Béchameil

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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mer 9 Jan - 12:48

- [...]et je n'ai que peu de sous... Dîtes, pensez vous qu'elle est honnête, cette rebouteuse ?

Elise était sur le point de médire sur la vieille femme quand soudain dans un sursaut elle se garda toute réflexion car quelqu'un cogna violemment contre la porte et hurla.

- MARJORIE DAUVAIS, OUVREZ IMMÉDIATEMENT CETTE PORTE !

Le coeur de la bourgeoise accéléra et ses tourments reprenaient place dans son esprit.
" Qui sont ces gens? La rebouteuse doit surement leur rendre des comptes ! Je savais qu'elle n'était pas fiable ! Que faire je suis compressé ici , prise au piège ! "
La rebouteuse arriva immédiatement et leur fit comprendre qu'elles devaient s'enfuir par derrière. Bousculé par la vieille femme Elise se retrouva dans une pièce très sombre et instinctivement joua des bras pour trouver un appuie car c'était très déroutant. Elle posa sa main sur une épaule ne sachant pas qui c'était. Rapidement elles sortirent par une porte leur apportant enfin une luminosité appréciable. Tout cela était rapide et les odeurs nauséabonde de la rue prirent impétueusement le nez de la bourgeoise . Elle se masquait donc le visage avec son mouchoir en tissus.
- quelle rue ignoble ! Mais que fais-je ici ? Elise ne pouvait s'empêcher de prendre un moment pour se lamenter.
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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mar 22 Jan - 5:20

- MARJORIE DAUVAIS, OUVREZ IMMÉDIATEMENT CETTE PORTE !

Agathe eu un sursaut des plus impressionnant comme elle n'en avait pas eu depuis longtemps. Son coeur se mit à battre de manière excessive. La rebouteuse étrange leur ordonna à elle et à Bonne de s'enfuir au plus vite. Les deux femmes ne réagirent pas, la rebouteuse les poussa alors hors de la pièce. Elles se retrouvèrent dans une pièce sombre, Agathe détestait les endroits sombres, ils lui faisaient peur. Elle eu un nouveau sursaut lorsque la main de Bonne se posa sur son épaule. Agathe et sa complice sortirent rapidement par une porte qui laissait passer un semblant de luminosité. Elles se retrouvèrent dans une rue lugubre, dont les odeurs étaient si forte que la jeune Agathe posa une main sur son front. Ces mêmes odeurs lui rappelaient ce pourquoi elle était venu dans cet endroit sinistre, son mal de tête insupportable qu'elle avait presque oublié avec tous ces rebondissement. Agathe tentait tant bien que mal de calmer sa respiration et repris ses esprits, elle réfléchissait ... par ou pourrait elle bien s'enfuir, une chose était sûre, il ne fallait certainement pas rester ici, c'était bien trop dangereux. Un miaulement effrayant lui parvint d'une poubelle aux alentours, elle frissonna.

- quelle rue ignoble ! Mais que fais-je ici? déclara Bonne en se masquant le visage avec un mouchoir en tissu noble.

Elle arrivait encore à se plaindre la bourgeoise... c'est sur qu'une situation pareil n'était pas habituelle pour une grande Dame. Mais Agathe se disait tout de même que Bonne exagérait un peu ... ce n'était vraiment pas le moment de se plaindre. Oh et puis zut, il était tant d'agir.

- Cessez donc de vous plaindre Bonne ce n'est vraiment pas le moment, suivez moi on doit s'enfuir de ce sinistre endroit, vous n'avez certainement pas envie de finir en prison !

La jeune cousette fût prise d'une fougue inhabituelle, elle qui était plutôt timide, elle se saisit de la main de sa complice et l'emporta vers la gauche, elle ne savait pas ou elle allait, son seul but était de fuir au plus vite.

Dîtes moi, connaissez vous assez bien Paris pour nous guider ici m'dame?


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Nicolas Tisserand
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mar 22 Jan - 11:26

Nicolas poussa la battante* de bois vermoulu qui barrait l'encarade* de la planque. Une volée de fragments de ragoût* sec s'en détacha. Au-delà du seuil s'étalait un long gosier* aux issues condamnées. Une couche rudimentaire avait été aménagée dans un angle par un précédent occupant du logis. Un tas de nippes déchiquetées traînait dans un coin, et Nicolas se promit de les refourguer à un fripier quelconque dans les jours à venir. Il jeta son manteau sur le sol et s'allongea dessus, préférant la propreté douteuse de ses habits à celle, manifestement inexistante, du lit de fortune. Le sol de la pièce était couvert de terre, et les murs suintaient d'humidité. Une odeur douceâtre et écoeurante emplissait le couloir, indiquant qu'il n'avait pas été utilisé depuis quelques mois au bas mot. Soudain, une porte claqua quelques pâtés de maisons plus loin. Des voix retentirent:

"Quelle rue ignoble! Mais que fais-je ici?" questionna de manière rhétorique la première, qui appartenait manifestement à une débagouleuse* de la haute.

"Cessez donc de vous plaindre, Bonne, ce n'est vraiment pas le moment. Suivez-moi, on doit s'enfuir de ce sinistre endroit… vous n'avez certainement pas envie de finir en prison!" commenta la seconde avec un certain bon sens "Dites moi, connaissez vous assez bien Paris pour nous guider ici m'dame?"

Décidé à rire aux dépends de ces naïves bourgeoises qui osaient perturber son sommeil à peine entamé, Nicolas se leva et ouvrit brutalement la porte. Il s'étira longuement, s'attardant sur les muscles les moins sollicités, ceux qui permettaient aux os d'émettre des craquements les plus impressionnants. Enfin, faisant mine de tout juste se rendre compte de la présence des deux bourgeoises, il sursauta, les dévisagea longuement, puis cracha à terre un superbe crachat brun: du grand art. Enfin, il daigna s'adresser aux visiteuses.

"Qu'est s'que vous faites dans c'te rue? V's avez rien à faire icigo*! Vous voulez quoi? Vous êtes des espionnes? Vous venez regarder où je crèche? Pour le compte des berges*? Haha!"

Il dégaina son eustache*, et le frotta négligemment sur le revers de sa veste.

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Elise de Béchameil

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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mar 29 Jan - 6:13

- Cessez donc de vous plaindre Bonne ce n'est vraiment pas le moment, suivez moi on doit s'enfuir de ce sinistre endroit, vous n'avez certainement pas envie de finir en prison !

Soudainement emportée vers la gauche par la jeune malade , Elise cessa aussitôt toutes lamentations et essaya de ce concentrer pour fuir de cette ruelle.

- Dîtes moi, connaissez vous assez bien Paris pour nous guider ici m'dame?

Bien sûr que Bonne connaissait Paris mais en aucun cas ce coin oublié de la capitale. Elle n'avait pas sa place dans ces coupes-gorges et n'y traînait jamais.
Bien évidement en ce jour ce n'était qu'une exception , et la bourgeoise regrettait fortement d'y avoir suivi son instinct de "future" mère. Elle était anéantie par la seule idée d'être stérile...
Ses idées se dispersaient quand une porte non loin d'elles s'ouvrit brutalement laissant apparaître sur le seuil un homme bien sale. Elise stoppa net la course sans pour autant lâcher la main de la cousette.
Cet indigent avait une apparence abjecte et peu fiable. Elise ne savait pas si elles pouvaient continuer leur chemin sans qu'il n'y ait aucune interférence entre eux. L'espoir était malheureusement bien mince, Elise se savait être une proie idéale .
Après un crachas peu ragoûtant il les interpella bien trop vite.

"Qu'est s'que vous faites dans c'te rue? V's avez rien à faire icigo*! Vous voulez quoi? Vous êtes des espionnes? Vous venez regarder où je crèche? Pour le compte des berges*? Haha!"

Bonne ne savait pas comment s'adresser à ce genre d'individu bien excentrique et dépourvu de morale. De plus il ne fallut même pas une minute pour que l'homme sorte un couteau ...
" Et voilà que ce petit truand nous sort le grand jeu." Elise savait qu'il ne fallait pas perdre son sang froid bien même si elle tremblait. Elle resserra la main d'Agathe puis l'invita ,tout en la poussant légèrement, à reprendre la route .

- Mon amie et moi même parcourrons notre belle capitale en quête d'agréables endroits à découvrir mon bon monsieur. Elise s'efforça d'adresser un sourire mais savait bien qu'il ne succomberait pas. Ainsi, elle reprit plus sèchement.
- Nous ne voulons pas d'embûche. Rangez moi ce couteau, il ne vous est d'aucune utilité ici, du moins dans l'instant présent...



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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mar 29 Jan - 6:41

Après avoir couru quelques mètres afin de fuir l'endroit miteux, les deux femmes stoppèrent leur course, Agathe, tout comme Bonne, entendirent un claquement de porte.

"Qu'est s'que vous faites dans c'te rue? V's avez rien à faire icigo*! Vous voulez quoi? Vous êtes des espionnes? Vous venez regarder où je crèche? Pour le compte des berges*? Haha!"

Leur lança un homme peu attrayant au visage non rassurant.

- Mon amie et moi même parcourons notre belle capitale en quête d'agréables endroits à découvrir mon bon monsieur. - Nous ne voulons pas d'embûche. Rangez moi ce couteau, il ne vous est d'aucune utilité ici, du moins dans l'instant présent...

Agathe avait envie de se frapper le front tellement elle était affligée, des hommes comme ça elle en avait croisé plein dans sa campagne normande, dans les petits villages, et il ne fallait certainement pas leur montrer qu'on avait peur, Bonne s'enfonçait les pieds dans le plat, il fallait rectifier le tir, au risque de paraître arrogante.

- Range ton couteau, on t'veux rien nous. Et puis, on était v'nu chez la r'bouteuse, on est malades, on s'connaissait pas la bourgeoise et moi, mais on à du fuir ensemble, les berges ont débarqués vois tu, alors on s'retrouve là ! C'est inutile de nous agresser faut qu'tu m'croies sur parole, on t'veux rien.

Agathe sentit son coeur battre très fort, elle espérait que son discours fonctionnerait sur l'homme, elle priait de tout son coeur pour que cela fonctionne !

Elle serra fort la main de Bonne en la gardant derrière son dos, pour rassurer la jeune dame, oui, mais aussi pour se rassurer elle même, surtout d'ailleurs.
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Nicolas Tisserand
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Dim 17 Fév - 12:10

La poule de la haute intervint en premier, et de façon cher* maladroite…

"Mon amie et moi même parcourons notre belle capitale en quête d'agréables endroits à découvrir mon bon monsieur. Nous ne voulons pas d'embûches. Rangez moi ce couteau, il ne vous est d'aucune utilité ici, du moins dans l'instant présent..."

Nicolas manqua de s'étouffer. Ne se rendait-elle pas compte que, s'il avait été une authentique et simple Terreur parisienne, elle aurait fini éventrée dans une cours d'immeuble quelconque? Enfin, elle était bien tombée, finalement. Lui-même, si la situation l'amusait plus qu'autre chose, savait pertinemment qu'elle le lasserait rapidement. Avant même qu'il n'ait pu répliquer, l'autre s'exprima à son tour, pensant sans doute rattraper la maladresse de sa compagne.

"Range ton couteau, on t'veux rien nous. Et puis, on était v'nu chez la r'bouteuse, on est malades, on s'connaissait pas la bourgeoise et moi, mais on à du fuir ensemble, les berges ont débarqués vois tu, alors on s'retrouve là ! C'est inutile de nous agresser faut qu'tu m'croies sur parole, on t'veux rien."

L'accent était peut-être authentique, mais la dame n'était manifestement pas habituée à user du jars*… Elle était sans doute issue du petit peuple, amis certainement pas des Bas-Fonds… Que lui importait, d'ailleurs, qu'elles se soient rendues chez la rebouteuse ou non? Intérieurement, il se moquait du courage factice des deux plantes*. Mais cette moquerie était froidement cynique. Il était las, déjà, de ce qu'elles étaient. Plus victimes du système qu'autre chose, elles ne s'en rendaient pourtant pas compte et persévéraient dans leur train de vie monotone et affligeant.

"Allez-y!" s'écria-t-il avec véhémence "Continuez le votre chemin! Allez vous faire étriper ailleurs, moi je ne l'ferais point. Je n'touche pas aux volailles, même pimbêches…"

Il ricana, planta son surin* dans le battant, et, tirant le manche vers l'intérieur en même temps qu'il pénétrait dans le refuge, il referma d'un rapide et adroit mouvement en criant à pleine voix:

"Et fermez vos gueules, surtout, je dors!"

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Elise de Béchameil

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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 1 Mar - 7:11

- Range ton couteau, on t'veux rien nous. Et puis, on était v'nu chez la r'bouteuse, on est malades, on s'connaissait pas la bourgeoise et moi, mais on à du fuir ensemble, les berges ont débarqués vois tu, alors on s'retrouve là ! C'est inutile de nous agresser faut qu'tu m'croies sur parole, on t'veux rien.

Inconsciemment Élise espérait que la pauvre fille les sortent de cette sale affaire. Elle semblait avoir l'habitude de traîner avec des personnes à l'attitude très primitive.
La bourgeoise senti la mains d'Agathe se resserrer. Elle se contenta donc de garder le silence et d’éviter de regarder l'homme dans les yeux...Ce qui n'était guère difficile à faire.
Puis sans prévenir le roturier leur cria violemment :

"Allez-y , continuez le votre chemin! Allez vous faire étriper ailleurs, moi je ne l'ferais point. Je n'touche pas aux volailles, même pimbêches…Et fermez vos gueules, surtout, je dors!"

Voilà un signe de liberté bien apprécié pour Élise , bien qu'il prédisait leur mort plus tard par quelques autres malheurs. Sans en attendre d'avantage la femme poussa la cousette pour qu'elles puissent continuer leur route.
Élise ne pouvait s'empêcher de se retourner. Et si cela n'avait été qu'une ruse pour les égorger lâchement par derrière ? Elle n'avait vraiment pas confiance et ne comprenait pas pourquoi il les avait laissé partir sans rien demander en retour.

- Nous avons ici de la chance. Espérons qu'elle ne nous quitte pas en si bon chemin ma chère Agathe.






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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Jeu 14 Mar - 6:49

"Allez-y , continuez le votre chemin! Allez vous faire étriper ailleurs, moi je ne l'ferais point. Je n'touche pas aux volailles, même pimbêches…Et fermez vos gueules, surtout, je dors!"

Déclara l'homme plus impressionnant qu'agressif. Volailles, pimbêches.. mais quel culot avait-t-il celui la ! Si elle n'était pas une frêle jeune fille avec un mal de crâne époustouflant, elle ne se serait pas gênée pour lui botter les fesses à ce miteux...

Agathe commençait à être vraiment énervée, sans doute à cause de son mal de tête, ou à cause de l'attitude fuyante de la bourg'... euh, de Bonne, qui, il y a quelques minutes à peine, jouait les grandes dames mystérieuses avec son histoire de secret ou je ne sais quoi.

La cousette avait vraiment hâte de sortir d'ici, elle était déjà très sale, tout ce qu'elle désirait à l'heure actuelle, c'était rentrer chez Hélène, se plonger dans un bain et se blottir dans son lit, ou même aller travailler si il le fallait, en fait, le simple fait de ce sortir de sa misérable situation la réjouissait.

- Nous avons ici de la chance. Espérons qu'elle ne nous quitte pas en si bon chemin ma chère Agathe.

Agathe eu un léger sourire rien qu'a l'idée que Bonne ai réellement cru que le miteux allait les planter avec son couteau rouillé.

Ma chère Bonne, ce n'était que du bluff, il n'allait pas vraiment nous faire du mal, ce n'est pas de lui dont je me méfie moi, mais des vrais terreurs Parisienne, je ne connaît point Paris mais je me doute bien qu'il n'y a pas que des hommes comme lui qui traînent dans ces salles ruelles...

Agathe repris lentement son souffle.

Bon, suivez moi Bonne, ne restez pas plantée là. Il faut qu'on sorte d'ici, j'ignore comment mais on doit sortir d'ici.
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 15 Mar - 7:16

Le sens de la logique de nos demoiselles semblait laisser à désirer : fallait-il, pour être une vraie terreur, les attaquer ... ? Mais n'étaient-ce pas les vraies terreurs qui prenaient le moins de risques et ne souhaitaient pas attirer les cognes par des cris malvenus ... ou un crime mal dissimulé ? Nous ne saurons trop leur recommander davantage de prudence et de modestie à l'avenir, si nos deux aventurières souhaitent s'en sortir sans dommage ...

Par ailleurs, alors qu'elles gagnaient la rue voisine, très étroite et fort sombre, en raison de la hauteur des bâtiments alentours, une odeur rance parvint soudain à leurs narines. Sortant de sous un porche, où il fumait silencieusement une cigarette, un homme à l'air patibulaire s'avançait vers elles. Silence ... Il ne disait rien, et c'était d'autant plus inquiétant. A la voir ainsi, on ne pouvait rien deviner de ses intentions, sinon qu'elles étaient mauvaises : et là grandit une certitude, sortie de nulle part : lui, il n'hésiterait pas, il ne renoncerait pas. L'homme que vous aviez rencontré tout à l'heure avait assez de jugeote pour laisser des pauvres filles qui n'avaient rien à faire là, mais celui qui approchait, le souffle rauque, n'était rien d'autre qu'une brute qu'on ne raisonnerait pas...
C'est alors qu'au coin de la rue surgit un petit ramoneur, tout à fait noiraud de suie ... il n'y avait pas une seconde à perdre : il fallait agir, faire quelque chose ... ou prier le Ciel en désespoir de cause.

Citation :
Et voilà notre Zozio qui va rentrer en scène. Vous pouvez poster avant lui si vous décidez de l'aborder en jeu ou le laisser commencer si vous restez en mode "damoiselles en détresse", l'ordre est libre !

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 15 Mar - 11:28

Ce fut une journée éreintante mais lucrative que notre Zozio eut ce jour-là. Son salaire perçu pouvait être mesuré à l'épaisseur de la couche de suie qui maculait son corps.
Cependant, le logement de son dernier client se trouvait pas loin de chez la Dauvais, et il en était guère enchanté. Il n'aimait pas vraiment la Dauvais et ses artifices, et l'état dans lequels les filles ressortaient de là. Quand il le pouvait, notre ramoneur évitait vraiment de passer dans ce quartier.

Justement, le drôle d'oiseau avait entendu du grabuge du côté de la rebouteuse. Encore une descente de police, sûrement... Il avait passé son chemin, et, au cas où que la police ait bonne mémoire, fait un détour pour éviter de se faire voir, par précaution...
... Et se retrouvait de l'autre côté de la maison, face à un étrange spectacle.

Une bourgeoise et une provinciale, perdues dans un autre monde.
Deux coquelicots fragiles au milieu des ronces.
Deux oisillons prêtes à se faire dévorer par un tigre.
Un tigre féroce et impitoyable.

Pour l'avoir déjà cotoyé, le Zozio le savait, Gérard était dangereux.
Très dangereux.

Sans réfléchir plus longtemps, le ramoneur s'approcha derrière le brigand. Il abattit de toutes ses forces sa brosse pleine de suie sur son crâne.

"Suivez-moi, courez !!!"

La brosse était trop légère pour assomer la Castagne. L'effet de surprise ne ferait pas effet très longtemps. Il fallait agir vite.
Peut-être qu'avec de la chance, la suie l'aura suffisamment aveuglé pour qu'ils aient le temps de s'enfuir... ?
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 15 Mar - 11:43

Nous en sommes les premiers surpris... mais le fait est que le voyou fut immobilisé pendant un temps. Il se frotta les yeux avec vigueur, proférant les jurons les plus obscènes, de sa voix rauque... Et puis, entendant un homme inviter les donzelles à fuir, il gueula : "CA VA PAS S'PASSER COMME CA !" ... Hélas pour lui, il se précipita avec trop de rage, trop d'énergie ... et, aveuglé par la suie, fonça dans un des piliers qui soutenaient la maison voisine. Il vacilla, relativement assommé ... C'était le moment ou jamais de fuir.

Citation :
Le Zozio a réalisé un lancer de dé pour déterminer la réussite de son action ... Réussite critique !

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Elise de Béchameil

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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Mer 20 Mar - 9:24

- Ma chère Bonne, ce n'était que du bluff, il n'allait pas vraiment nous faire du mal, ce n'est pas de lui dont je me méfie moi, mais des vrais terreurs Parisienne, je ne connaît point Paris mais je me doute bien qu'il n'y a pas que des hommes comme lui qui traînent dans ces salles ruelles...
Bon, suivez moi Bonne, ne restez pas plantée là. Il faut qu'on sorte d'ici, j'ignore comment mais on doit sortir d'ici.


Elise s'était adonné à la vaillance devant l'homme car au fond d'elle , elle avait peur. Mais comment faire quand pareille situation ne s'était jamais présentée jusque là ?
La bourgeoise n'avait confiance en personne et considérait que les hommes étaient pour le moins bien étranges. On ne savait jamais à quoi s'attendre d'eux et donc n'importe qui pouvait être un danger potentiel.

Une odeur âcre vint s'imposer dans les narines de la bourgeoise. Ne sachant d'où elle venait , Elise supposa qu'il y avait une charogne derrière une poubelle délaissé.
Silencieusement et d'un pas sûr, un homme se dévoila de dessous un porche. Il était déconcertant de voir qu'au contraire de l'autre hargneux celui-ci semblait moins apprécier une conversation.
Plus dangereux, un chasseur silencieux.
Un chasseur attendant que ses petites proies s'approchent suffisamment de lui pour les rudoyer sans une once de regrets.
Elise fut frappée par son regard. Il reflétait une folie propre qui devait le ronger. Ses grands yeux ouverts les fixaient intensément. Ne sachant que faire Elise déglutinait difficilement le peu de salive qu'elle avait dans sa bouche asséchée par le froid matinal.
Son cœur s'accélérait à chaque pas que l'homme faisait vers elles.
Alors qu'il s'approchait dangereusement , l'homme fut frappé violemment par derrière.
Elise ne pouvait s'empêcher de lâcher un crie de surprise.
L'objet du délit causa une fumé de suie.

"Suivez-moi, courez !!!"

Sans réfléchir Elise partit en trombe suivant sans réfléchir le petit ramoneur qui avait fait preuve de beaucoup de vaillance face à cette masse.

"CA VA PAS S'PASSER COMME CA !"

Le voyou partait se prendre un pilier tandis que la bourgeoise prenait la fuite. Elle ne savait nullement si elle devait avoir confiance envers l'étrange personnage mais il leur avait tout de même sauvé la vie. De surcroît elle n'avait pas vraiment le choix...
Elle voulait fuir au plus vite cette ruelle bien malfamée quitte à suivre la première lueur d'espoir si j'ose dire.



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Agathe Collomb

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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 22 Mar - 5:44

Pensant avoir rassuré la bourgeoise et s'être à peu près sortie d'affaire, Agathe expira profondément, elle était tout simplement soulagée, maintenant, il suffisait de retrouver le chemin de la sortie, en quelque sorte, ce ne devait pas être très compliqué...

Agathe fut soudain interrompue dans ses pensées par une autre visite impromptue. Un homme apparut sous un porche en fumant silencieusement une cigarette, il s'avançait vers les deux innocentes avec un air menaçant.

Agathe s'était cru sauvée, mais en réalité elle ne l'était pas ... Paris n'était pas si calme qu'elle le pensait, elle savait bien que des hommes comme ça traînaient dans les bas fonds, mais en réalité, elle ne voulait pas vraiment l'admettre. Elle retint de nouveau son souffle, ses joues étaient rouge sang, elle avait envie de pleurer, mais elle se retint. Elle se voyait déjà morte, imaginant l'homme leur planter un couteau chacune leur tour en pleine poitrine. Elle frissonna rien qu'à cette simple pensée.

Elle fut soudain de nouveau interrompue dans ses cauchemars éveillés par une odeur de suie : un homme apparut soudain et frappa le brigant avec une brosse pleine de suie.

"Suivez moi, courez !!!" déclara-t-il d'un ton ferme.

Agathe, sans réfléchir prit la fuite avec sa compagne de malchance, elle ne savait vraiment pas ou tout cela allait les mener mais elle espérait seulement que cet homme soit honnête et plein de bonnes attentions, cela dit, il n'avait pas l'air d'être une bonne fréquentation, sans être pour autant méchant. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait confiance en lui.
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Antoine "Le Zozio" Viret
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MessageSujet: Re: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Jeu 25 Avr - 21:34

La Castagne jura comme un charretier. Oh, devant des dames, voyons !

"CA VA PAS S'PASSER COMME CA !"

Le ramoneur se retourna en entendant un "BONG" ! Il vit le voyou assommé contre le poteau. Le bruit devait venir de la résonance sur son crâne vide.

Notre drôle d'oiseau put donc apercevoir les femmes se précipiter avec lui. Ah, donc, malgré l’imbécillité qui leur avait pris d'aller voir la rebouteuse, elles avaient tout de même encore un minimum d'instinct de survie, c'était rassurant !

Le grand idiot assommé ne le resterait pas longtemps.

"Je connais ces rues par coeur, on réussira à le semer ! A droite, prenez à droite !"

L'ancien Zozio ne ralentit donc pas le pas et prit l'une des premières ruelles qui venait à sa rencontre, espérant que ces dames le suivent.
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Elise de Béchameil

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MessageSujet: [Mini-scénario] Du grabuge chez la Dauvais   Ven 24 Mai - 5:53

"Je connais ces rues par coeur, on réussira à le semer ! A droite, prenez à droite !"


Dans la folie de l'instant Elise accrochait du regard cet étrange petit homme.
La bourgeoise tourna à droite et s'élança dans une course éreintante pour sa personne. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas entamé ses graisses par un effort physique aussi violent. De la sueur perla déjà de son visage et ses joues toutes rouge étaient brûlante.
Elle courait derrière lui , suivant la lumière de la vie. La ruelle tout en désordre la ralentissait affreusement. La lumière continuait de filer sans l'attendre, elle aussi pressée de sortir de cette enfer.
Elise entendait derrière elle des bruits de pas. Son imagination ? Surement la résonance de ses pas .
La femme ne voulait même pas le savoir, elle continuait de garder le rythme de la course qui semblait la dépasser totalement.
Son sang battait fortement dans ses tempes. Le petit homme courrait sans ralentir la cadence , Elise se sentait trop loin de lui à présent. La panique lui monta soudainement, quand ce dernier disparu dans une ruelle adjacente , lui coupant le souffle.
De plus pour ne rien ajouter à son affolement elle se prit les pieds dans un morceau de bois laissé à l'abandon la faisant s'étaler de tout son corps parterre.
Elle laissa échapper un cri de désespoir lors de sa chute mais cela n'empêchera en rien son malheur !
Sa tête heurta avec force la chaussée . Il faudra une bonne minute pour que la bourgeoise reprenne ses esprits . Une douleur cuisante lui barré le front ainsi qu'un liquide chaud qui s'écoulait abondamment le long de sa tempe . Elle se releva prudemment la main sur l'entaille pour calmer tant bien que mal l'hémorragie. Sa vue était trouble et elle ne distinguait plus très bien les formes. En plus de cela la ruelle très sombre arrangée nullement la situation. Bien esquintée , la bourgeoise essaya de reprendre la route mais elle ne pouvait que marcher.
L'image de son mari prit possession de son esprit . Cette pensée lui redonna du courage. Elise voulait retrouver ses bras chaud et apaisant . Retrouver la sécurité de leur appartement et la passion de ses livres qui l’enivré à chaque pages.
Toutes ces pensées partirent en fumé alors qu'elle s'avançait entre des poubelles. La bourgeoise se rendit compte qu'elle avait perdu sa bourse , sans doute lors de sa chute. Trop perturbé elle n'avait même pas fait attention à son argent .
Une mauvaise impression lui serra le ventre, la ruelle était trop calme. Elle se senti dans l'instant observée mais ne pouvait l'affirmer. Après tout elle pouvait être une proie idéal pour n'importe quel déséquilibré. Et puis l'homme agressif de tout à l'heure quand était-il de lui ?





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