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 Nicolas Tisserand

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Nicolas Tisserand
Moins infâme que les honnêtes gens ...
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Messages : 66

MessageSujet: Nicolas Tisserand   Dim 23 Sep - 4:24

    Registre des habitants
    de la Ville de Paris

    Quelques informations factuelles :

    • Nom & Prénoms :Il a été baptisé "Nicolas Tisserand" à sa naissance, mais on l'appelle "Nikolaï" dans les bas-fonds de la ville-lumière, car il se fait passer pour un émigrant Russe.
    • Âge & Date de naissance : Cela fait maintenant 32 ans, depuis le 7 février 1864, qu'il est venu au monde dans une cité industrielle accolée à Remiremont.
    • Origine sociale : Né dans le milieu ouvrier de l'est de la France, donc.
    • Métier, occupation : Pseudo anarchiste, militant socialiste, Terreur (l'emploi du terme "Terreur" remplace ici l'appellation d'Apaches dont ils seront qualifiés à partir de 1910).
    • Ambitions de votre personnage : Dans le meilleurs des cas, renverser le gouvernement actuel pour établir une république idéale, basée sur les principes édictés par Karl Marx dans Le Capital. Sinon, il se contentera d'une ascension fulgurante dans le milieu du crime.
    • Milieu fréquenté : Plastiqueurs (contrebandiers), Terreurs, Forts des Halles...
    • Points de Mondanité : Comment? On n'a pas le droit aux indicateurs négatifs? Eh bien, 0 alors.
    • Points d'Infamie : A vue de nez, je lui en donnerais 175. Il fréquente des sommités de la pègre, mais agit en solitaire, la plupart du temps.


Tout esprit profond s'avance masqué

Description physique & psychologique :

Carré, d'une robuste stature, il serait difficile à un sélénite non-initié aux arcanes de l'anatomie humaine de déterminer les sens respectifs de la longueur et de la largeur de Nicolas, la première égalant la seconde, constatation que confirme l'emploi de l'adjectif "carré" en début de phrase. Une barbe de quelques jours orne généralement ses joues, le nombre de jours étant proportionnel à sa dernière virée dans une maison close. Ses yeux sont noirs, ou d'un brun très sombre, et constamment plissés, comme pour incarner le mépris que lui inspire la société actuelle. Il a de gros sourcils crasseux et des cheveux au moins aussi sales, mais probablement plus. En fait de carré, c'est plutôt de cubique qu'on devrait le qualifier, puisque son torse, aussi bien que ses bras, ses avant-bras, ses jambes, son dos, son styloglosse, sont musclés, à la limite de l'hypertrophie. Je ne précise pas quelle limite. Souvent vêtu d'une veste bleue, d'un foulard qui fut peut-être rouge il y a quelques siècle, et qui s'est maintenu en bon état par un moyen mystérieux, moyen qui ne prenait manifestement pas en charge la pigmentation du tissu, d'un survêtement à rayures, d'un pantalon dru, parfois ceint d'une écharpe, et bien entendu, des chaussures cirées qui font la fierté des Terreurs. Malgré cet aspect imposant, choquant même pour certains, Nicolas est un homme d'une grande finesse. Erudit, il a lu Marx, Engels, Lassalle… Autodidacte, il a appris seul le Russe (qu'il parle avec un accent épouvantable et un manque évident de vocabulaire, suscitant les moqueries de la communauté slave parisienne); de son enfance dans l'est de la France, il a également rapporté une connaissance basique de l'Allemand. Sa maîtrise du français, par contre, est très aléatoire, et il utilise fréquemment des expressions alsaciennes, qu'il ponctue d'argot des rues. Fantasque, il lui arrive même de faire preuve d'humour, et il est à l'origine d'une réplique qui fit grand bruit dans les bas-fonds de Paris: "Je n'ai pas reçu ton télégramme..." - "Il est au Cabinet." - "Quel Cabinet?" - "Le Noir..." Sa maison est la ville, mais il trouve refuge dans quelques repères, tanières de poseurs de bombes, d'où il dirige quelques affaires en attendant un évènement propice à l'attentat. Avide de culture, il aime se rendre aux Funambules, mais n'ose souvent pas, de peur d'y être arrêté. Il se prétend anarchiste, mais n'est en réalité qu'un socialiste extrémiste, autant par conviction que par ambition, la petite politique et la criminalités étant les seules échelles sociales de l'ouvrier dénué de talent artistique.

Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose.

Texte d'introduction au personnage ou Test RP :

Paris, 1896, quartier des Halles

La nuit était tombée sur les taudis en ruines comme une pomme aurait pu le faire sur le crâne d'un certain savant célèbre, éclaboussant de ténèbres les rebords crasseux de la baignoire bouillonnante de trafics que formaient les alentours des Halles. Fut un temps, sans doute, où ces immeubles délabrés abritèrent des hordes bourgeoises, mais ce temps là est révolu, et bien révolu. Sur les façades noircies par le passage des ans, les moulures de plâtre se détachaient doucement, les moellons taillés en forme de brique se dissociaient, les tuiles, quand il en restait, pendaient mollement au-dessus du vide, comme des appâts destinés à un poisson friand de misère. Dans la cour jonchée de débris qui s'étalait comme une moisissure aux pieds de ces vestiges d'un glorieux passé, souvenirs d'un présent morose, anticipations d'un futur plus pauvre encore, un marché avait lieu. Il ne s'agissait évidemment pas d'un marché paysan, on n'y vendait ni fruits ni légumes. On y vendait des meubles, des objets du quotidien, volés pour la plupart, ou récupérés dans les déchets de quartiers plus favorisés. Au centre, cinq étals légaux, dont la présence était autorisée par la préfecture parisienne, étalaient des branches sinueuses, sur lesquelles des montagnes de marchandises diverses avaient été négligemment jetées. Autour, des dizaines de camelots présentaient sur des carrés de tissu une abondance d'objets dont on n'aurait jamais pu croire qu'ils pussent être présentés un jour pour être vendus. Nicolas était assis sur un banc rudimentaire, formé à partir des restes de la carcasse de la charrette qui s'étalait quelques pas plus loin, et observait distraitement le résultat de la politique économique capitaliste de la France: pour une poignée de bourgeois, une armée de miséreux. Quelquefois, une paire de gendarmes arrivait à cheval. Les camelots repliaient alors d'un mouvement leste leurs bagages, et couraient à toutes jambes se réfugier derrière les immeubles, suivis des bonneteurs et de leurs barons, et des insoumises et de leurs maquereaux. Les gendarmes vérifiaient en maugréant l'identité de ceux qui étaient restés, c'est-à-dire de ceux qui en avaient le droit, puis repartaient dignement, sous les quolibets de la foule.
Mais peu avant midi, ce mouvement qui semblait jusque là perpétuel s'arrêta de manière tragique. Les gendarmes avaient apparemment été relevés, et c'étaient trois jeunots qui s'avançaient fièrement sur les chevaux fatigués qui officiaient au service public. Cette fois encore, la manoeuvre fut couronnée de succès, et une migration de filous alla trouver refuge dans une cour annexe. Lorsque les gendarmes repartirent, dépités et furieux, un gamin se dressa devant eux en riant, les montrant du doigt à sa bande. C'en était trop, la fureur éclata dans le coeur du gendarme de tête. Il sauta de cheval, saisit le galopin au col et lui flanqua une paire de coups au visage, l'assommant par la même occasion. Effrayée, la foule se dispersa. La cour était vide, et au centre se trouvaient les trois militaires. Un tiroir de meuble passa en sifflant au-dessus de leurs têtes, suivi d'un fer à repasser, d'une roue de voiture, d'un fer à cheval, d'une paire de haltères, d'une boîte en bois, qui libéra en tombant une série de poids de référence truqués, puis d'une multitude d'objets qui atteignaient parfois leurs cibles. Les chevaux, affolés, avaient pris la fuite, manquant -de peu- de piétiner leurs propriétaires. Ceux-ci s'étaient réfugiés derrière la carcasse de charrette susmentionnée, qui tombait un peu plus en ruines à chaque nouveau projectile. Enfin, ils parvinrent à se replier hors du champ de bataille, à peu près intacts. Comme s'il ne s'était rien passé, les camelots reprirent leurs places, se remirent à crier, et la foule envahit à nouveau les étals. Seule la mère de l'enfant pleurait, perdue dans les noirs horizons qu'ouvre la mort d'un proche. Nicolas se leva, et lui fit signe de le suivre. Il connaissait un médecin.


Theatrum Mundi

Pour terminer ...

    • Pseudonyme : Aha! En fait je n'ai pas de pseudonyme habituel, donc vous pouvez m'appeler Nicolas, ou Nico, peu importe.
    • Âge : Cela fait 18 étés que j'ai vu le jour. Je vague vers mon XIXème, à défaut de voguer…
    • D'où nous venez-vous ? En fait, il me semble que j'ai découvert le forum il y a quelques mois par l'intermédiaire du module de la Communauté du RP libre. J'ai décidé de m'y inscrire tout récemment.
    • Quelque chose à nous dire ? Eh bien, en toute franchise, c'est sans doute l'un des forums les plus réussis au niveau esthétique qu'il m'ai été donné de contempler. Petite suggestion innocente, il serait utile de glisser une partie ouverte aux invités dédiée aux problèmes à l'inscription. Mais c'est vraiment minime, et, je le répète, le forum est superbe.


Dernière édition par Nicolas Tisserand le Mar 25 Sep - 4:35, édité 2 fois
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Pierrot Lunaire
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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Lun 24 Sep - 12:09


Hop, Nicolas, comme promis me voilà ! (avec une heure de retard, j'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur Wink). J'ai très peu à redire sur ta fiche, rassure-toi, j'aimerais juste éclaircir un détail : la blague sur le téléphone. Qu'appelles-tu "table d'écoute" ? Pour tout te dire, j'ai peur qu'il ne soit un peu tôt pour une telle blague venant d'un homme de milieu populaire, vu que les foyers possédant un téléphone sont encore très rares et qu'il s'agit surtout de foyers aisés. Mais peut-être t'es-tu inspiré d'un fait d'époque ? En tout cas, à part ça, il n'y a rien à redire, donc dès que c'est réglé, je me ferai un plaisir de te valider ! A très bientôt en jeu, du coup Wink !

(P.S / Ah si, tu parles aussi, dans ton texte d'introduction, d'une roue de diligence. On parlera plutôt de voiture, à l'époque, diligence fait plus référence à des véhicules du début du XIXe, normalement Wink Mais c'est du détail)

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Nicolas Tisserand
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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Lun 24 Sep - 18:57

Pierrot Lunaire a écrit:

Qu'appelles-tu "table d'écoute" ? Pour tout te dire, j'ai peur qu'il ne soit un peu tôt pour une telle blague venant d'un homme de milieu populaire, vu que les foyers possédant un téléphone sont encore très rares et qu'il s'agit surtout de foyers aisés.

Alors, j'ai effectivement longuement hésité à mettre cette blague dans mon texte, du fait de la raison susmentionnée, mais, comme précisé, il ne loge pas dans ce qu'on pourrait appeller "sa" maison, mais dans un repaire d'anarchistes... qui ne sont pas tous pauvres à l'époque, loin de là! Donc imaginons que ce providentiel téléphone soit dû à la générosité d'un mécène.

Quand à la table d'écoute, cette expression désigne l'appareil utilisé pour écouter clandestinement les conversations téléphoniques filaires, pratique certes peu répandue à l'époque mais, il me semble, existante puisqu'utilisant la technologie même du téléphone (elle a dû naître en même temps, ou peu après). Pas moyen cependant de trouver un historique de l'écoute téléphonique pour confirmer ou infirmer mes dires...

Pierrot Lunaire a écrit:
(P.S / Ah si, tu parles aussi, dans ton texte d'introduction, d'une roue de diligence. On parlera plutôt de voiture, à l'époque, diligence fait plus référence à des véhicules du début du XIXe, normalement Wink Mais c'est du détail)

Corrigé
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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Mar 25 Sep - 1:01

Hum, je serais pour revoir tout de même la plaisanterie, car 1896, c'est encore tôt pour tout ça ... Moins d'une personne sur 200 a un téléphone à l'époque en France, et la technologie n'est donc, à mon sens, pas assez développée pour que la Police ait développé encore (ou systématisé) le système des tables d'écoute. Puis bon, je ne sais pas s'il est très intéressant pour des anarchistes d'avoir un téléphone : qui contacter avec, à l'époque où encore personne n'en a ? Wink Je préfèrerais donc que tu modifies ou enlèves la plaisanterie, ça me semble encore trop tôt pour être entré dans les mœurs. x)

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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Mar 25 Sep - 4:37

Tu critique pas mes blagues, toi!

Bon, blague à part, j'ai modifié la mienne, avec une référence au dispositif d'interception de télégrammes et de communications nommé "Cabinet Noir" qui, c'est avéré pour celui-là, sévissait au XIXème siècle. Certes, la blague est moins bonne, mais que ne sacrifierait-on pas à la véracité historique?
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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Mar 25 Sep - 5:44

Eh bien, ça me semble bon, tout ça... Je me fais donc un plaisir de te valider. Tu rejoins donc les voyous et criminels de tout poil, avec zéro point de mondanité et 175 d'infamie. Bienvenue sur Chronique du règne de Félix Faure !

Tu peux dès à présent faire sauter l'Eden-Théâtre ouvrir une boîte aux lettres, poster ton signalement, et même demander un RP à la cantonnade ! Tu connais déjà la chatbox, je ne peux que t'inviter à fréquenter le salon du forum... et à RP, bien évidemment, mais ça, on s'en doutait. x)

Au plaisir de te croiser en jeu !
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MessageSujet: Re: Nicolas Tisserand   Mar 25 Sep - 6:13

Et j'ajoute qu'un fait-divers mystère est en cours dans la section Jeux et concours, avec récompenses RP à la clé. Tu es évidemment le bienvenu si tu souhaites participer ! Very Happy

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