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 Charles-Armand Borderin de Lonsay

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Charles-Armand de Lonsay
Dandynosaure
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Messages : 167

MessageSujet: Charles-Armand Borderin de Lonsay   Sam 23 Juin - 11:32

Registre des habitants de la Ville de Paris

Quelques informations factuelles

    Nom & Prénoms : Louis Charles Armand Baptiste Borderin, vicomte de Lonsay
    Âge & Date de naissance : 33 ans, né le 16 décembre 1862
    Origine sociale : aristocratie
    Métier, occupation : dandy littérateur
    Ambitions de votre personnage : découvrir une oeuvre parfaite, qui rompe sa lassitude...
    Milieu fréquenté : les salons, en particulier celui des Lambresac, mais il ne dédaigne pas les lieux plus décadents ni les galeries d'art, pourvu que sa santé lui permette de s'y rendre.
    Points de Mondanité : 450
    Points d'Infamie : 5

Tout esprit profond s'avance masqué

Description physique & psychologique :

    Une silhouette malingre entourée d'élégants habits un tantinet plus excentriques que ne l'autorise la mode actuelle ? Vous aurez sans doute reconnu le vicomte de Lonsay, un jeune aristocrate français qui compte parmi les plus raffinés et les plus élégants de l'actuelle société parisienne, à défaut de compter parmi les plus novateurs. C'est que le vicomte n'éprouve qu'un dégoût las pour tout ce qui se permet d'arborer des couleurs criardes, des tenues extravagantes ou des mises de mauvais goût, tout comme il éprouve le même dégoût pour tout ce qui ne sort guère de l'ordinaire, voire pire, ne fait pas preuve du moindre raffinement et s'autorise les apprêts les plus négligés. A ses yeux, il n'est pire vulgarité que de se croire élégant lorsqu'on est ridicule, de se croire fin lorsqu'on est grossier, de se croire agréable lorsqu'on est importun.

    Vous l'aurez compris, le vicomte a une idée très précise de ce qu'est le raffinement, idée dont il n'est pas loin de se prendre pour l'allégorie. Sans aucun doute imbu de sa personne, contempteur du monde et contemplateur de lui-même, Charles-Armand de Lonsay n'en demeure pas moins une personne agréable... tant qu'on ne lui demande pas d'émettre un jugement de goût, bien entendu. C'est que le Monsieur a l'esprit critique et assez acéré, tout en ayant l'intelligence de ne pas donner prise aux sarcasmes : que tourner en raillerie chez lui ? Son air est affable, sa mise est élégante, ses attitudes sont polies, il donne l'impression d'un doux rêveur, un peu maladif sur les bords, pas très agressif à première vue... Le tourner en caricature en devient assez difficile, à moins d'accentuer une maigreur qu'il cache sous deux ou trois chemises... Ce qui n'est guère méchant, vous en conviendrez.

    Mais peut-être est-il temps de parler davantage du physique de notre dandy. Charles-Armand est un homme de taille moyenne (environ 1m70). Mince, pour ne pas dire maigre en raison de sa santé fragile et de son manque d'activité physique, il s'efforce de dissimuler sa taille trop étroite derrière plusieurs vêtements (ce qui l'empêche par la même occasion de prendre froid, autant faire d'une pierre deux coups). Ainsi est-il toujours revêtu d'une chemise un peu bouffante et d'une élégante redingote parfaitement assortie à son pantalon. Etant donné qu'il considère les couleurs trop vives comme blessantes et vulgaires, il se revêt le plus souvent de gris ou de bleu, des couleurs qui vont parfaitement bien avec ses yeux clairs. Quant au noir, il le réserve pour les sorties, surtout celles au théâtre. Dandy sans exagération du point de vue vestimentaire, il n'en est pas moins extrêmement soigneux et refusera de porter tout vêtement n'étant pas impeccable à ses yeux, refusant absolument de paraître négligé. Au reste, sa mise est fort sobre, et il préfère rechercher l'originalité dans les formes et dans les coupes que dans les couleurs... sans exagération, encore une fois.

    Cette noble sobriété est également de mise dans ses attitudes. Le vicomte de Lonsay est une personnalité discrète, qui ne s'impose guère. Plutôt taiseux, en vérité, il en viendrait presque à faire partie du décor, mais ces silences qu'il laisse et cette douce apparence qu'il a suffisent à mettre en valeur les rares mots qu'il jette dans l'assemblée. Bien souvent, les mots qui s'échappent de ses lèvres sont empreints d'une certaine profondeur et marqués au sceau de la réflexion. Il faut dire que les grands silences qu'il laisse dans la conversation lui permettent de réfléchir tout à son aise avant de poser un jugement ou de donner un avis. Au reste, il en va de même pour sa littérature : perpétuel insatisfait, sans cesse persuadé d'être trop influencé par ses prédécesseurs, hésitant sans cesse sur les formes et sur le fond, on pourrait croire que Charles-Armand ne pratique l'écriture que pour se livrer aux tourments. D'ailleurs, il est bien le seul à se tourmenter : convaincu de la médiocrité de son oeuvre, il s'abstient bien de la mentionner ou de la livrer aux critiques de ses connaissances, de peur de paraître ridicule. Monsieur préfère prendre le temps de trouver la forme idéale avant de soumettre quoi que ce soit au goût du public (le plus raffiné des publics, cela va de soi).

    Mais un homme est avant tout un rayon de lumière passant par le prisme de tous les autres. Alors, je vous le demande, que pensez-vous de moi, Charles-Armand de Lonsay ? Quel(s) trait(s) de ma personnalité président à l'opinion que vous vous forgez de mon caractère ? Me voyez-vous plus vite comme un horrible personnage mielleux, obséquieux et rempli de morgue, ou comme un agréable esthète qui n'a pas vraiment les pieds sur terre ? À vous de juger, soyez mon cristal.

Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose.

Texte d'introduction au personnage ou test RP :

    Il s'était écoulé plus d'un mois entre l'heure où mon bon ami Alexandre Vigiers, personne des plus délicates et raffinées de ce siècle, m'avait annoncé une grande entreprise théâtrale, que l'on s'accorde à dire marquée au sceau de l'innovation. Je priai le pauvre garçon de ne m'en point dire plus : la simple annonce qu'il venait de me faire avait suffi à attiser ma curiosité, jamais mes sens ne pourraient en supporter davantage. Il eut le bon goût de se taire après avoir ajouté ces quelques mots : La création aura lieu le 13 mai de cette année [nous étions en 1893], aux Bouffes-Parisiens. J'ose croire que vous viendrez, monsieur. La représentation sera historique.

    Restait à voir quelle Histoire c'était là. Néanmoins, ma curiosité ayant été piquée au vif, je ne pus m'empêcher, deux jours plus tard, à envoyer l'un de mes gens s'assurer au théâtre de l'exactitude de l'information qui m'avait été remise par mon ami. J'appris ainsi qu'il s'agissait de la pièce d'un auteur belge, Maurice Maeterlinck (mais comment prononçait-on ce nom-là ?!), intitulée Pelléas et Mélisande. Le nom de l'auteur ne m'était pas tout à fait inconnu, après mûre réflexion. Il me semblait qu'il avait publié quelques poèmes, assez lisibles d'ailleurs, vers 1890... Peut-être n'était-ce qu'une impression. Quoi qu'il en soit, elle me confortait dans l'idée d'assister à la représentation.

    C'est ainsi que j'arrivai, en cette fraîche soirée de mai 1893, frissonnant quelque peu sous la brise printanière, aux abords du théâtre. J'étais, comme souvent lorsque je me rendais au théâtre, vêtu d'un complet des plus élégants, noir, comme il est de mise, accompagné d'une chemise d'un crème des plus délicieux et d'une cravate bleu foncé de satin. L'opéra est rempli de fats et d'imbéciles, de gourgandines et de pimbêches, il fallait s'y attendre : ces dames et ces messieurs ne viennent que pour être vus, incapables qu'ils sont de voir la pièce quand ils peuvent se voir eux-mêmes. Alors, vous pensez, avoir été présent à une création !

    J'en frémis d'horreur, m'appuyai un peu plus sur la canne que j'avais en main et me résolus à gravir l'escalier de pierre menant à ma loge. M'y glisser rapidement, envoyer l'un de mes gens quérir le livret et un autre, du champagne. Profiter des quelques instants de calme absolu de la salle déserte, pendant que les gourgandines et les fats caquètent en s'aromatisant l'estomac à coups de spiritueux. Me réjouir de n'être point comme eux. Voilà sans doutes les seules choses auxquelles je puis aspirer raisonnablement en arrivant dans un théâtre, étant donné que voir la populace se comporter décemment n'est pas un voeu exauçable. Quel dommage...

    Mon silence se brise. Voilà les premiers spectateurs qui s'asseyent. Je reconnais la duchesse de Lambresac, la salue gracieusement. Au moins, la première à troubler ma quiétude a la délicatesse d'être une amatrice éclairée. D'autres arrivent, dont certains des proches de La Forestière, que je connais également assez bien. Quelques bons et beaux esprits parmi eux. Si le public n'avait été composé que des personnes présentes dans la salle vingt minutes avant le début de la représentation, j'aurais pu croire que l'humanité évolue.

    Hélas ! non ! À l'instant même où j'émettais cette pensée in petto, un grand dadais de bourgeois et sa boulotte se glissent avec une grâce pachydermique entre les sièges, rejoignent leur place, continuent à barir avec toute l'élégance que l'on peut attendre de telles gens. Je sens la migraine poindre, bois un peu de champagne et m'efforce de rester en état d'assister à la pièce. Que ces animaux-là gâchent tout le plaisir de la représentation, voilà qui ne pouvait m'effleurer l'esprit.

    Je n'eus pas le temps de réfléchir davantage. Trois coups retentirent, et un silence tout relatif s'établit dans la salle. J'ouvris mon livret, me penchai sur les premières phrases avant de relever la tête en même temps que le rideau s'élevait dans les airs. La représentation allait commencer...

Theatrum Mundi

Pour terminer ...

    Pseudonyme : Ebene-Elisabeth
    Âge : 19 ans
    D'où nous venez-vous ? Je ne sais plus vraiment, ça fait longtemps que j'ai le forum en favori sans m'y être inscrite.
    Avez-vous lu le règlement ? Mon cher ami Félix, le Président-Soleil, a cru bon de m'en dispenser, craignant que la plume de notre Pierrot lunaire n'accablât mes sens d'une langueur terrible... (^^)
    Quelque chose à nous dire ? Cette fois-ci, c'est la bonne ! ^^
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Charles-Armand de Lonsay
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MessageSujet: Re: Charles-Armand Borderin de Lonsay   Sam 23 Juin - 11:33

Et voilà qui est terminé. :) L'introduction au personnage est brève, certes, mais je n'avais pas trop envie de m'étendre en long et en large pour ce qui ne doit être, au fond, qu'une introduction... ^^
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Pierrot Lunaire
La bouche clownesque ensorcèle comme un singulier géranium
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MessageSujet: Re: Charles-Armand Borderin de Lonsay   Dim 24 Juin - 1:36

Hé, selon nos critères, ça n'est pas vraiment court, tu sais Very Happy (et ce n'est pas trop long non plus, vu qu'il n'y a ni minimum ni maximum).

Sinon, voilà une très agréable description d'une salle de théâtre, cher vicomte ! Et une présentation aussi intéressante qu'agréable à lire. Je me permets cependant de faire remarquer deux détails : l'avatar représente, il me semble, un dandy à l'ancienne (façon 1820-1830). Ce n'est pas un problème : se vêtir à la mode de 1830 est considéré comme le dernier des raffinements (j'ai des textes qui en témoignent) ou encore on ne peut prendre en compte que le visage et oublier l'habillement. Le tout est d'en avoir conscience. Wink
Le deuxième petit détail concerne la taille du personnage. 1m70 est en fait assez grand pour l'époque où la moyenne de taille masculine est à 1m65. C'est encore raisonnable, mais plus tout à fait moyen. Tu n'as pas forcément à corriger, c'est juste pour la petite contextualisation.

Cependant, ce ne sont que deux détails que l'on peut discuter aisément. Du coup, j'ai le plaisir de te valider sur le champ ! Tu te retrouves donc avec 450 points de Mondanité et 0 d'Infamie (à moins que tu ne tiennes à ces cinq petits points symboliques - même si je ne vois pas trop en quoi Charles-Armand serait connu du monde du crime ?).

Tu peux dès lors chercher un RP, participer aux jeux en cours (note qu'un Quizz sur l'époque du forum s'organise ce soir sur la Chatbox à 20h, c'est par ici si tu veux nous rejoindre). Tu peux aussi venir te présenter dans les discussions afin d'être accueilli en bonne et dûe forme par tes futurs partenaires de jeu, voire demander un rang personnalisé. :)

A très bientôt j'espère, et au plaisir de te voir en jeu ! J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous !

_________________
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Charles-Armand de Lonsay
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MessageSujet: Re: Charles-Armand Borderin de Lonsay   Dim 24 Juin - 2:44

Merci ! Very Happy Pour l'habillement à la mode 1830, c'est parfaitement exact. ^^ J'ai choisi l'avatar parce que le brave monsieur représenté correspondait tellement bien à l'idée que je me fais de Charles-Armand que je n'ai pu que craquer. Et ce n'est qu'après que j'ai appris qu'il ne serait pas si démodé que ça, que demander de plus ? :)

Et pour le 1m70... j'ai voulu lui mettre une taille "moyenne", sachant qu'en 1810 - 1820, on considérait que Napoléon Bonaparte ou Beethoven, qui faisaient tous les deux dans les alentours du mètre soixante-cinq, étaient plutôt vus comme "de taille plutôt petite que moyenne". Donc je me suis fiée à ce critère-là en me disant qu'après 70 ou 80 ans, la taille moyenne avait sans doute dû augmenter un petit peu. ^^ Mais bon, c'est sûr, c'est extrêmement discutable. =)

Je vais de ce pas me chercher un petit RP (ou deux) et m'inscrire au quizz, j'ai hâte de voir ça ! ^^
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