AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 Octave, Dindon mal installé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Octave Canard-Mauperché
Encore une victoire de canard !
avatar

Messages : 62

MessageSujet: Octave, Dindon mal installé   Jeu 14 Juin - 3:35



    Registre des habitants
    de la Ville de Paris

    Quelques informations factuelles :

    • Nom & Prénoms : Octave Canard-Mauperché
    • Âge & Date de naissance : Une bonne petite cinquantaine. Né le 14 avril 1844
    • Origine sociale : Moyenne bourgeoisie. Son père, imprimeur important en province, lui a légué son ancien matériel, avec lequel il a réalisé ses premières éditions.
    • Métier, occupation : C'est aujourd'hui un imprimeur connu à Paris, dans les milieux artistiques. Il imprime en outre d'assez nombreuses plaquettes ésotériques et érotiques. Amateur de curiosa.
    • Ambitions de votre personnage : Imprimer le futur Baudelaire, bien sûr ! Malheureusement pour lui, Octave a un peu de mal à suivre les ultimes audaces de l'art.
    • Milieu fréquenté : Salon de la Présidente.
    • Points de Mondanité : 180
    • Points d'Infamie : 40/50. A imprimé parfois des plaquettes clandestines. S'était exilé en Belgique aux temps du second Empire, est revenu en France pour suivre la Commune et, discret, imprimait ce que les Communards lui donnaient.


Tout esprit profond s'avance masqué

Description physique & psychologique :


L'aube trouve le Quartier endormi, dans les vapeurs d'alcool et les parfums des filles. Les étudiants dorment encore et, comme en tous temps, rechignent à gagner les bancs de l'Université. La vieille Sorbonne se dresse dans la brume, digne et passéiste, derrière ses grands murs blancs. Quelques étudiants, apprentis notaires, médecins en devenir et normaliens trop sérieux attendent, sagement, devant les grilles de la Bibliothèque Sainte-Geneviève ... Tout est calme, et les moineaux piaillent, autour des devantures fermées.

Dans l'une des petites rues autour du Luxembourg, une longue silhouette un peu voûtée fait son apparition. Elle marche lentement, à pas mesurés. La soirée semble également lui avoir été longue. En robe de chambre encore, elle lève lentement le rideau de fer et fait apparaître une petite devanture où s'étalent diverses couvertures, aux titres étranges. Un pâle rayon de soleil perce alors les nuages et éclaire un visage un peu fatigué, aux lourdes cernes. Les yeux clairs sont très myopes et regardent dans le vague ... Le bonhomme pousse alors un soupir et tâtonne dans sa poche à la recherche de son pince-nez ...

- Mais pourquoi diable ... !

C'est ainsi que Monsieur Canard-Mauperché ouvre sa librairie, chaque matin de la semaine. Il a les matins bougons, à cause des soirées où il se rend et qui le fatiguent - il aime à visiter sa chère Présidente et à lui présenter ses nouvelles plaquettes, toujours plus audacieuses, pour entendre son gloussement cristallin devant les gravures osées comme devant les schémas de l'âme ... Alors qu'il s'achemine, tranquillement, vers un âge respectable, il récupère de moins en moins, cependant, et sa librairie a des horaires de plus en plus aléatoires. Qu'importe ! Il estime que lorsqu'on apprécie son art, on saura bien où le trouver. Il paraît qu'il a laissé passer pas mal de talents, comme ça.

Ami et aimable concurrent de Jules Spéret , il a un sens très personnel de ce que doivent être les affaires. Tenancier rêveur d'une collection diverse et mal accordée, imprimant et diffusant, à son gré, tant les dernières plaquettes symbolistes que de curieuses fantaisies érotiques et collectionneur bibliophile à ses heures perdues, il arrondit ses fins de mois par le commerce de tables tournantes, des pendules et autres bizarreries.

Chaque matin, ainsi, il tourne la clé, encore en robe de chambre, ouvre la porte - un carillon tintinnabule, pour la première fois de la journée. Il s'installe derrière un comptoir poussiéreux, ouvre un journal et disparaît par derrière ... Son œil lunaire, cependant, vous scrutera pendant vos recherches ... On le croirait intéressé ... Mais si vous avez la naïveté de lui réclamer un ouvrage, il vous répondra qu'il est épuisé ou ne vous convient pas, parce qu'il se sent trop fatigué pour écumer les rayonnages ou que votre mine ne lui convient pas.

- Raymoooonnnnde !

Une petite femme, un peu ronde, accourt, toujours essoufflée. Elle le remplace, le temps qu'il aille enfiler une tenue décente. Comme chaque jour, il enfile un costume de jour un peu défraîchi, usé aux coudes, un faux-col trop raide, et il gagne sa place, en bon fantoche bougon ou songeur ... Pendant ce temps, les employés arrivent et, dans l'arrière-boutique, dans les ateliers, s'établit une édition future ... Sans doute l'essai d'un jeune talent, orné d'une belle eau-forte, publié à compte d'auteur ... Les jours passent lentement, dans cette petite imprimerie-librairie à l'ancienne. L'homme qu'on y voit, bourgeois artiste ou artiste bourgeois, a foi en l'art et aimerait devenir un grand découvreur, à l'instar de ce bon vieux Jules ... Cependant, ses goûts sont trop éclectiques, trop dispersés - en un mot, il est trop dilettante. Et s'il publie, presque par hasard, certains écrits qui annoncent les temps nouveaux de la littérature, il a autant sinon plus de plaisir à déterrer de vieux romans licencieux du siècle passé, des traités étranges du XVIIe et des livres emprunts d'un mysticisme fantaisiste.

Mais est-ce bien grave ? Un jour, il le trouvera, son nouveau Baudelaire, ce n'est plus qu'une question de temps !

Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose.

Texte d'introduction au personnage ou Test RP :


- Raymoooooonde !

Jour comme les autres à la Librairie de L'Art sans entraves - ou quelque chose comme ça - ? Non, grands Dieux, non, il y avait trop de monde ! Et une petite maison devait toujours opérer des sélections ! Octave, mal luné, avait poursuivi quelques étudiants trop sages d'un livre de Stanislas de Guaita, en leur disant que les classiques de cours, ce n'était pas ici, que c'était la rue d'à côté - même que Raymonde l'avait disputé, car ils avaient quelques ouvrages latins un peu chers à écouler et que ... L'un d'eux avait cependant acheté un pendule, en le prenant pour un collier d'apparat. Raymonde avait empêché Octave de répliquer et les affaires ... Se faisaient, comme elles pouvaient. " Avec un peu de chance, cela rendra sa maîtresse stérile, et elle sera bien heureuse comme ça ", avait glissé Octave, en replaçant son pince-nez, et en reniflant de mépris. Et la librairie était prête à retrouver son calme, dans l'odeur d'encre qui parvenait jusqu'ici, malgré les fenêtres ouvertes sur la cour - il faudrait vraiment qu'il déménage les presses, ça n'était plus possible !

- Raymonde ! Où diable ai-je posé le journal ?

Et Raymonde, même plus blasée, tendait le canard oublié sur un des étalages, avec les yeux levés au ciel.

- A-t-on idée de jurer au diable dans une boutique d'ésotérisme ...

Octave ronchonne dans sa moustache, et, mal assis, ouvre directement le canard à la page des annonces.

- Je cherche un endroit où déménager les presses, c'est plus possible.

- A-t-on idée de ...

Mais la clochette sonna sans discontinuer sans qu'elle eût le temps de terminer. L'oeil des propriétaires avisèrent le malandrin qui osait pénétrer dans la boutique avec un tel fracas. C'était le même étudiant qui avait acheté le collier, voilà quelques jours. Octave bondit :

- On ne rembourse pas, mon p'tit ! On revendrait pas un pendule d'occasion, tu penses ! Les ondes, ça s'abîme vite ...

Le gosse, essoufflé, écarquilla les yeux sans comprendre, et secoua la tête.

- C'est pas ça, M'sieur Canard-Mauperché ... C'est que ... J'viens d'apprendre ... Hier soir ... L'Opéra, il a explosé, un attentat, vous vous rendez compte ?

Ce fut au tour de notre brave éditeur, d'être décontenancé ... Il garda le silence un temps. Puis explosa dans de ces rares colères qui le rendaient tout échevelé :

- Ils ont pas intérêt à avoir fait exploser mon Baudelaire !

... Curieuse philosophie des obsessions humaines.

Theatrum Mundi

Pour terminer ...

    • Pseudonyme : Vous n'avez pas deviné ? Triple-compte, mes amis !
    • Âge : -
    • D'où nous venez-vous ? Ah ah !
    • Quelque chose à nous dire ? Que celui qui trouve le personnage historique auquel je fais référence tout le long de cette fiche gagne un bisou ! I love you

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thalie
Mademoiselle Clairon
avatar

Messages : 542

MessageSujet: Re: Octave, Dindon mal installé   Ven 15 Juin - 9:54

Comme notre chère fondatrice veut l'avis de ses pairs, et bien je le donne : j'adore le personnage, je ne vois aucune contradiction historique, et il me tarde de le voir au salon d'Apolline. Je vous redonne les sésames très chère, vous connaissez le chemin !

_________________
PNJs Incarnés
Avatar : Oeuvre de John William Godward
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sowsow07.tumblr.com/
 

Octave, Dindon mal installé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chronique du règne de Félix Faure :: En scène ! (hors RP) :: Les Acteurs de bonne foi :: Spectacle vivant-